14 juin 2007

On nomme infame un homme à femmes

J'vais t'dire un truc, j'suis bien contente que Brialy soit mort.
Ouais, je sais, c'est pas des trucs qui s'disent, mais tu vois, s'il était toujours en vie à l'heure où que j'te cause, j'aurais pas vu Une femme est une femme et ç'aurait été bien dommage.
Parce que Une femme est une femme (1961), ça a beau être un film en pleine période Nouvelle Vague, qui plus est signé Jean-Luc Godard, il a droit qu'à une * dans le Guide des Films de Jean Tulard, quand Pierrot le fou s'en prend *** (il les a pas volées 'faut dire).
Or pour une greluche fauchée, une seule * ça veut dire rendez-vous dans 10 ans, même jour même place même heure, on verra si j'aurai d'l'argent.

C'était sans compter sur la mort de Jean-Claude, donc la resortie du film, et le choix de M'sieur Grabeuz, qui voulait bien se risquer à aller au ciné avec la greluche habituellement solitaire (plus pratique pour se faire suivre dans la rue), à une condition : " je serai intransigeant, pas de film de gonzesse ! Ou alors, faudra le dire à personne, j'ai une réputation à tenir..." (comme t'es pas personne, j'peux te l'dire, n'est-ce pas ?).
Va pour Une femme est une femme alors.

(Là, je te mets un p'tit peu de musique, rien à voir, j'avais juste oublié de la mettre à la dernière note :


et je rêve d'une reprise à la flûte par Agapi)

Et retour à la critiquerie parce que c'est pas tout ça, hein.

D'une, 'y a Anna Karina, fraîche et pimpante, alias Angela.
Angela se promène, Angela se démène,
Angela se déshabille, Angela brûle un rôti,
Angela se brosse les dents, Angela veut un enfant,
Angela est amoureuse, Angela est malheureuse...
Angela est bien vivante mais ... Emile la trouve trop chiante.
(comme par hasard)

De deux, 'y a Jean-Paul Belmondo, dont j'épouserais volontiers le double actuel si j'avais la certitude qu'il ne finirait pas comme le Bebel actuel, le papa à ses chien-chiens.
Toujours dans un rôle de tête à claque, le genre qui s'moque de toi quand t'as envie d'pleurer, tellement déconcertant que bon d'accord, tu rigoles mais c'est bien parce que t'es pas douée pour faire la tête.
Pis dans l'film, il s'appelle Ernst Hitchcock Alfred Lubitsch, de quoi faire une belle Sérénade à trois...

Et oui parce qu'y a un troiz, c'est donc Emile (Jean-Claude Brialy) qui veut pas faire de bébé à Angela, par contre, son pote Alfred, il a rien contre. Alors Emile lit l'Equipe, Emile fait du vélo dans la salle à manger, Emile va voir les putes, Emile est pas gentil.

Aussi, 'faudrait pas oublier le principal, sans quoi une femme ne serait pas une femme : Jean-Luc Godard.
Jean-Luc, il prend son pied à faire ses films n'importe comment, à y mettre des p'tits sketches sans queue ni tête, à tout décliner en bleu-blanc-rouge parce que ça lui plaît, je le soupçonne même de vouloir me faire croire que c'est en son honneur qu'on a choisi les couleurs nationales...


tout s'agrandit au cliquage


Jean-Luc il se kiffe, il clin-d'oeille ses propres films, ceux des copains des Cahiers du Cinéma, et introduit des teasers (je trouve) pour Pierrot le Fou**** (1965) et Montparnasse-Levallois** dans Paris vu par... (1965).
C'est en quelque sorte le roi du placement de produit si tu veux.
Du coup, quand tu repères une référence, tu t'sens trop fute-fute, t'as gagné 3 points de QI, c'est important, les points de QI, quand t'en as 10, ça te fait 5 minutes de cerveau disponible, tu peux regarder TF1.

Pour finir, j'te mets un bout de la B.O., un Aznavour que je découvre... "Tu t'laisses aller" :



Et je récapitule : Une femme est une femme**❤ de Jean-Luc Godard (1961).

18 rebondissement(s):

agapi a dit…

Dès que j'ai un micro, jte la reprends. Surtout que cette chanson a une valeur sentimentale pour moi.

Vaguement Grabeuz a dit…

Là ou que t'es pas honnête et objectif mamzelle Greluche, c'est que comme c'est un GOdard, c'est aussi un film avec une prise de son farfelue, des vrais morceaux de flou, des éclairages qu'on se croirait dans du Vermeer Pop-art, et des dialogues qu'on croirait que même à deux, il parle tout seul (genre Jean qui parle à Luc....)
SInon c'est vrai que c'était un bon film, en plus le Champo, il y a des étoiles au plafond, alors!

Monsieur Grabeuz (qui a fermé les yeux pendant les scènes où les acteurs s'embrassent par ce que c'est dégoutant ces trucs de filles...)

Abraham Kadabra a dit…

Putain !
Jean Tulard, c'était mon prof d'histoire !
Bon, je vais lire la suite.

Dodinette a dit…

QUOI ????
BRIALY EST MORT ???

(haben maintenant je comprends pourquoi il était en une de Match à la caisse de mon dépanneur)

mais bon, à part ça, hein, j'm'en fous. ;)

ororuK a dit…

J'adore le titre de cet article. :)

Hmm. C'est tout. :s

la greluche a dit…

agapi > ouéééé !
(t'es tombée dingue amoureuse d'un Eugène ?)

m'sieur grabeuz > c'est du Godard premier âge, quoi :) (j'suis quand même un p'tit peu honnête, non ?)

abraham kadabra > On dirait qu'c'est pas un p'tit monsieur ce Jean Tulard... Alors, t'as kiffé Napoléon ?
(Pas de blague sur Jean Tue-l'Art, c'est pas mon genre)

C'est bon, tu t'es pas endormi avant la fin de la note ?

dodinette > moi aussi, un peu... :)

ororuk > bah c'est déjà pas mal !

Dic a dit…

Pas grand chose à dire. Pour le moment je suis dans les dessins animés, pas dans le god'art trop cérébral pour moi. Par contre je veux bien que tu répondes à la dernière note de l'artic précédent.

ha oui, tant que je suis dans les flashs bac. Tu ne sais comment parler aux hommes, alors un peu d'indulgence envers eux lorsqu'ils arrivent avec leurs gros sabots, ce n'est pas plus évident pour ces messieurs. L'important n'est pas la forme... quoique...(si quelqu'un connait la règle grammaticale pour quoique ou quoi que, je veux bien)

la greluche a dit…

"pas dans le god'art trop cérébral pour moi"
?!
J'ai raté ma note s'il en ressort que la période Nouvelle Vague de Godart est "cérébrale" :/
Par contre c'est plus réaliste que les dessins animés, certes, si c'est ça que tu veux dire (quoique ;)

Bon pis pour le flash back, euh... tu parles de quoi, de qui ?

J'ai l'impression d'être comme ma connection internet en ce moment : je fonctionne par intermittence...

Abraham Kadabra a dit…

connexion internet...
fonxionne...

nico a dit…

Pour Godart, j'aurais dû indiquer "prétentieux" peut-être. En v'la un autre qui croit avoir compris quelque chose aux relations humaines. Enfin pas sûr qu'il soit prétentieux mais la manière dont il se compote l'est.

Le flash back est en rapport avec une note d'il y a peu de temps dont je ne me souviens du sujet qu'à moitié où tu parlais de toi et des hommes qui envoient des fleurs qui ressemblent à des pavés(en voilà un éclaircissement qui est pas clair).

heidi a dit…

Alors :
"quoique" en 1 mot c'est la conjonction.

"Quoi que" en 2 mots c'est le "quoi" pronom relatif suivi de la conjonction "que" qui introduit un subjonctif.

Ex1.Quoique légèrement épais du nez, Jean Paul jeune a en effet son charme.

Ex2.Quoi qu'on pense de Godard, les fiches ciné de la Greluche c'est sympa à lire.

Si on peut remplacer par "bien que" il faut écrire "quoique" sinon c'est en deux mots.

La prochaine fois nous verrons comment ne pas confondre "acné" et "haquenée" ;-)

la greluche a dit…

abraham > ok, 1 point pour toi. Mais fais gaffe, t'es pas tout clean sur ton blog >p

nico > ouais d'accord, toujours pas clair...
Alors moi avec Jardin, toi avec Godard, on est quittes ouf !

heidi > j'espère que Nico t'en sera reconnaissant ;)
(j'y ai répondu vite fait dans les comm' de la note précédente, mais je suis pas expliqueuse professionnelle avec un stylo rouge)

Del4yo a dit…

Bouhouhou le champo bouhou.

Bouhouhou

Je veux etre a Paris ce soir, aller voir un godard au Champo et descendre jusque sur les quais apres, la main dans la main en amoureux et aller dans ce petits resto Corse en face boire un panache en terrasse...

nico a dit…

heidi > Merci mille fois pour les explications. Depuis quelques minutes, je suis un peu moins bête.

Greluche > Pas grave si ce n'est toujours pas clair. Avec le temps qu'il fait, on peut rester dans le brouillard. Si Jardin et Godart se rencontraient, ils se comprendraient peut-être... qui sait.

zizule a dit…

"Comme ça tu ressembles à ta mère
Qu'à rien pour inspirer l'amour"

réduction de "qui n'a rien"

et non pas "Car rien pour inspirer l'amour", ce qui est grammaticalement inexact

en écoutant cette chanson j'ai peur pour mon Elu perso

et pi j'ai jamais aimé Brialy
j'aime pas sa machoire inférieure je crois

la greluche a dit…

You're right Zizule, je rectifie tout d'suite (mais je mets pas d'accent au "a", d'acc' ?).

(oui oui, je viens seulement de découvrir ton commentaire, Blogger ne me prévient plus, le bougre !)

poppy a dit…

c'est encore moi.Juste pour avoir ton autorisation et t'ajouter en liens direct sur mon blog parce que j'aime vraiment l'atmosphère de ton blog et j'ai envie de rire tous les jours en un seul clic!!
j'attends ton autorisation avant toute démarche!!

la greluche a dit…

Mais bien-sûr ma p'tite dame, faites, faites, c'est un plaisir :)
(c'est surtout la première fois qu'on m'demande !)

J'espère juste que tu ne m'en voudras pas si ce n'est pas toujours drôle...