Des livres, moi, du mal ?
Comme je viens à peine de commencer Les Bienveillantes de Jonathan Littell (2006) et qu'il est probable que j'en aie pour un moment - surtout que c'est pas forcément le bouquin idéal pour accompagner l'éveil du printemps (je l'ai déjà ponctué de la lecture de deux p'tits livres plus "légers"), ni très pratique à glisser dans son sac - à moins qu'on aime à se trimballer des pavés dans sa besace XXL -, et non, la phrase n'est pas finie, je vais te parler maintenant de quelques lectures ayant attiré mon attention ces derniers mois.
Chronologiquement, c'est d'abord Tandis que j'agonise**** (1930) qui sonne mieux en V.O. As I lay dying (ça n'engage que mon snobisme), du grand Faulkner, oui décidément, plus je le lis, plus il grandit, ou bien c'est moi qui rapetisse.
Décor classique : les Etats-Unis au début du XXème siècle, le Sud, la chaleur écrasante, une famille pauvre, des personnages rudes mais finement présentés, avec chacun un caractère bien trempé et personnel, forgé au gré de leur vie dont on découvre le passé au fur et à mesure que l'action se déroule.
L'occasion pour Faulkner de balayer un large éventail d'états humains jusqu'à l'inhumain, l'inaceptable teinté d'une ironie mordante qui n'enlève rien de la violence mais lui donne une profondeur, celle de l'amour qui les traverse tous, les unit et les déchire.
Il est question d'avarice, d'égoïsme entêté, de mauvaise foi, de solitude et de bêtise, mais aussi d'amour, de loyauté, de sincérité, autant de valeurs qui rendent les péripéties de la famille Bundren bouleversantes, à tel point qu'on ne sait plus s'il vaut mieux en rire qu'en pleurer, voire s'en détacher tout-à-fait, mais ça c'est impossible, l'écriture tient du génie, on est tenu en haleine, presque par le voyeurisme, quoi de plus sale, de plus rebutant, de plus ignoble encore ?
La chaleur de plomb, la puanteur de la mort, l'ignominie des hommes, tu peux reculer si tu veux, mais si tu y viens, l'air de rien, tu verras comme la misère peut être séduisante et écoeurante, elle colle à la peau.
Et oui, ça fait du bien, Faulkner n'est pas de ceux qui misent sur les bons sentiments, le héros auquel on peut s'identifier, la beauté d'une description ou tout autre procédé utilisable à foison par des auteurs populaires et qui devraient avoir honte. Non, il mise sur son talent, impudent, et il a bien raison.
La chaleur et la mort, deux thèmes qui traversent aussi le prix Goncourt 2004, Le Soleil des Scorta*** de Laurent Gaudé. Un achat au hasard (je n'en avais pas entendu parler !) qui s'est révélé être une excellente surprise doublée de l'occasion d'avoir très chaud en plein mois de février...
A Montepuccio, dans le Sud de l'Italie (en réalité, c'est Peschici dans le Gargano, la ville la plus proche des îles de l'Adriatique), la saga d'une famille sur quatre générations dont le noyau dur, deux frères, une soeur et encore un frère, donne à comprendre comment dès le plus jeune âge, on a pu grandir sur une terre si dure, avec des gens si rudes, un trésor à l'image de cette huile d'olive, si précieuse grâce à un soleil pourtant dévorant.
L'Italie du début du siècle dernier, son folklore mythique, sa religion "adaptée", ses rumeurs assassines, mais aussi le rêve américain, les débrouilles de contrebande et par dessus tout la force d'une famille, l'amour et les orecchiette (et les aubergines grillées, mmmmm).
J'en suis sortie avec à nouveau l'envie d'aller faire un tour dans les Pouilles, ça ne saurait tarder...
L'enfance difficile n'est pas l'apanage de l'Italie pauvre, le Sud-Ouest aussi offre son théâtre aux Noces Barbares*** de Yann Queffelec qui n'a pas volé son Prix Goncourt 1985. Une petite merveille de cruauté, de détresse, un personnage central saisissant, profondément attachant, d'autres personnages décrits de manière juste suffisante, rien de trop, une grande finesse pour une histoire qui prend de l'épaisseur, un petit livre dont on ne ferait qu'une bouchée mais que les gourmets s'efforceront de faire durer encore un peu en ne lisant pas trop vite.
A savourer, pour rire et pour pleurer, parfois les deux à la fois, un mélange rare.
Enfin, un dernier petit bijou que je ne saurais que trop t'obliger à lire (aucune excuse possible, même si tu sais pas lire) : Pour qui sonne le glas**** d'Hemingway (1940), bah ouais. Monsieur le génie de service du roman du XXème siècle a encore frappé, en Espagne, pendant la guerre civile de 1936-1939. On suit pendant quelques jours les aventures de Robert Jordan, "l'Inglés" parmi des guerillos espagnols réfugiés dans la montagne, menant son combat personnel contre le fascisme aux côtés de Pilar, Pablo, Maria "Guapa" et les autres, sa famille de communistes convaincus. Plutôt qu'un roman politique, c'est une ôde à tout être engagé, combattant pour une cause qu'il croit juste, et en ce qui concerne Jordan, toujours soucieux de sa responsabilité, alors même que les sentiments les plus forts s'éveillent en lui, l'obligeant à un effort constant de discernement courageux.
Comme à chaque fois avec Hemingway, j'ai été saisie, emportée, bouleversée, j'ai pleuré presque malgré moi, oui, il m'a encore eue avec sa poésie cachée sous des airs de roman d'aventures, il est vraiment trop fort.
Sinon, je peux te parler de quelques autres bouquinades, mais rien de mirobolant.
Le Paris est une fête**♥ encore d'Hemingway (1964), donne un éclairage appréciable sur la vie de l'auteur, ses années de vache maigre à Paris, sa femme et leur passion pour les courses hippiques, leur bébé, mais aussi la faune artistique fréquentant le Dôme, le Select et la Closerie des Lilas dont il se rappelle le serveur à moustache, sa rencontre avec Gertrude Stein, et les fantaisies de Francis Scott Fitzgerald et de sa curieuse épouse, Zelda... ;)
Si tu as déjà lu quelques romans d'Hemingway, ce recueil de souvenirs non achevé (publication posthume) te plaira probablement, mais il ne présente probablement aucun intérêt pour qui n'a pas déjà la curiosité aiguisée à son sujet.
J'ai bien aimé aussi Puisque rien ne dure**♥ de Laurence Tardieu (2006), un livre qu'on m'a offert à Noël, bien écrit, sobre, simple et délicat, sur un sujet difficile que je ne dévoilerai pas même si on comprend vite de quoi il s'agit : je n'aurais personnellement pas aimé le savoir. 
David Golder** (1929), le premier roman d'Irène Nemirovski que j'avais découverte avec Suite française**(ou *** ?) lorsqu'il est sorti de façon posthume en 2004, avec l'autorisation de ses filles, enfants cachées pendant la guerre, elle ayant été déportée.
Ce premier livre n'est pas mal écrit, j'ai pensé à Belle du Seigneur** d'Albert Cohen (1968) dans la description du vieux Juif typique, et aux Cloches de Bâle*** d'Aragon (1934) (le premier tome du cycle du "Monde réel" clos par le magnifique Aurélien**** (1944)) pour l'époque du développement fulgurant de l'industrie et des grandes fortunes aussi vite défaites qu'elles n'ont été faites.
Un petit passage un peu décevant par le Petit déjeuner chez Tiffany** de Truman Capote (1948), non, je n'ai pas vu le film avec la top classe Audrey Hepburn, et vu le livre, j'imagine que le succès du film repose sur le jeu et la beauté de l'actrice, et la mise en scène, plus que sur le scénario, plutôt creux.
C'est une nouvelle en fait, légère, fraîche et curieuse, mais je suis arrivée à la fin sans m'en rendre compte, étonnée en tournant la page de passer à une autre nouvelle...
A part cette déception, j'avoue que Capote a une façon de décrire les scène de façon très cinématographique, très vivante, et ça permet de passer un bon moment pendant que les enfants font des combats de sabre-laser à la Luc Skanwaïcoeur.
Enfin, le très nul Et on tuera tous les affreux☠ de Boris Vian-Vernon Sullivan (1948), non mais vraiment, trop naze. J'en attendais plus après J'irai cracher sur vos tombes**, pas un chef d'oeuvre mais quand même, bah rien, nul de chez nul. Merci, hein !
(la prochaine fois, je mettrai le meilleur à la fin, comme ça les courageux seront récompensés, c'est mon côté institutrice-chignon serré)


17 rebondissement(s):
heurk, tu te lances dans Les Bienveillantes... je crois que si ç'avait été une nouvelle, ou quelque chose de plus abordable au niveau du volume, je m'y serais peut-être essayée. mais 900 pages !! il faut vraiment être malade pour (d)écrire, et à la 1re personne en plus, des événements pareils pendant 900 pages... et je ne suis pas sûre de vraiment y trouver du plaisir, si ce n'est peut-être la beauté de la langue, qu'on dit ciselée. mais je ne suis pas sûre que ça compense...
ce qui m'avait frappée dans Le Soleil des Scorta, c'était l'aridité de l'écriture, je trouvais qu'on sentait le soleil te brûler la peau, la soif t'assécher la bouche, rien qu'à la façon dont c'était écrit. mais (du coup ?) je n'ai pas trop aimé... en fait je crois que ce qui m'a gênée c'était que je ne trouvais pas de point d'attache dans cette écriture, à part faire sentir la chaleur écrasante, ça partait dans tous les sens, des fois les phrases étaient ampoulées de précisions inutiles dont on sentait que l'auteur les avait mises là juste parce qu'il avait été trop paresseux pour chercher une meilleure place. j'ai d'ailleurs eu beaucoup de mal à croire aux personnages du trio central, alors que les personnages secondaires étaient parfaits.
sinon le seul que j'aie lu dans toute la liste (enfin techniquement je ne l'ai pas fini, je suis en train de), c'est Suite française. je trouve ça intéressant, bien sûr pour le côté témoignage historique, mais aussi pour la qualité d'écriture : en fait, en la lisant, je comprends mieux d'où vient la façon bizarre dont ma belle-mère écrit... (et, ironiquement, elle a vécu cette guerre-là elle aussi, tiens tiens, comme c'est curieux) ce qui est frappant, mis à part cette considération très personnelle, c'est à quel point on sent l'urgence dans son écriture. certaines phrases sont extrêmement ciselées, d'autres simplement jetées là, visiblement en attente d'une relecture qui n'est jamais venue... c'est passionnant.
et maintenant j'arrête mon fleuve, parce que bon, chacun ses priorités dans la vie : moi, pour l'instant, c'est aller me coucher. :)
PS : Le Temps retrouvé, je l'ai lu en 2 jours, mais j'avais des circonstances atténuantes (agravantes ??) : c'était une partie de notre programme de khâgneux cette année-là, et on avait entamé l'étude de l'oeuvre (donc disserts à rendre, etc.) sans que je l'aie lu (j'avais voulu faire bien et lire les 6 autres avant, et comme toi je me suis arrêtée en cours de route... me souviens même plus où !), bref, j'ai séché 2 jours de cours entiers (les premiers de ma vie) pour lire ce truc. mais je ne le regrette pas.
Merci pour ton commentaire, et donc pour te répondre,
- les Bienveillantes, pour l'instant (page 83...) rien d'affreux si ce n'est la froideur forcée, celle qui contient le narrateur pour ne pas qu'il s'effondre, et qui assiste de-ci de-là à des actes barbares sans pouvoir rien faire - mais on sent qu'il est sur le fil, s'il le pouvait, s'il en avait le courage (tout le monde n'en a pas, loin de là), il s'engagerait du "bon côté", en tout cas il ne participe pas (encore ?), il choisit la passivité, détourne le regard.
J'en ai tellement entendu sur ce roman que je m'attends un peu trop à certaines choses, et finalement je suis assez ravie d'y voir cette finesse d'écriture et de positionnement de la part de l'auteur, son narrateur ne manque pas d'humanité, si.
Enfin j't'en dirai des nouvelles quand ce sera lu :)
- Pour le soleil des Scorta, je n'ai mis "que" ***, parce qu'effectivement, ça manque un peu d'épaisseur, on dirait que l'auteur s'appuie sur notre imagination (j'ai pas mal pensé aux Corleone du Parrain), qu'il se permet des facilités qu'on aurait préféré développées, mais bon ça se lit vite, et ça donne chaud, oui, un point positif quand on a froid.
Mais oui, j'ai aussi eu ce sentiment d'écriture en surface, de balayage sans point d'attache vraiment convaincant, peut-être fait exprès : le temps passe, le vent souffle, et quoi que les hommes fassent, ce sera balayé ?
Enfin je comprends ton impression, mais je vais aller dans les Poui-lleuh ;)
- Suite française, comme tu m'en parles, ça y est mes impressions reviennent, effectivement, ce rythme, cette urgence, et aussi cette indulgence qu'on peut avoir puisqu'on connaît l'après... c'est difficile à juger (pour l'étoilage). J'avoue que je ne m'en souviens plus très bien :/
(j'espère que ta belle-mère ne lira pas ton commentaire, parce que si elle apprend qu'on attend qu'elle se relise... :p )
- Le temps retrouvé ce sera pour moi après Sodome et Gomorrhe qui me saoule, La Prisonnière, et Albertine disparue mais ma pause dans cette recherche de temps perdu est déjà si longue que j'ai peur de ne plus comprendre ses clins d'oeil aux personnages rencontrés Du côté de chez Swann, A l'ombre des jeunes filles en fleurs et Le côté de Guermantes... (énumération à fonction purement anti-Alzheimer)... il faudra donc ensuite que je me farcisse les critiques-fleuves pondues depuis lors ^^ (qu'est-ce qu'on s'éclate).
Je regrette presque de ne pas avoir été une littéraire scolairement parlant, si seulement on me forçait !
(heureusement, il y a les conférences du Collège de France en réécoute et même en podcasting, wouha !)
gggggrrrrr!!! La machine a pas avalé mon commentaire donc je recommence; c'est bien parce que j'ai envie de parler de moi...
stp, continue à dire des conneries parce que je déteste quand tu parles de trucs soi-disant intelligents. La connerie est commune à tous les mortels pas l'intelligence ou les bidules intellectuels. La spontanéité détient des vérités, la réflexion souvent moins; enfin c'est mon point de vue.
Exemple, je me suis fait chier à lire cet étalement de culture livresque (d'autant plus que je n'y apparais pas) et j'ai éprouvé un grand plaisir devant tes court-circuits neuronals(l'orthographe m'emmerde).
Donc tout ça pour dire qu'un merveilleux ouvrage est téléchargeable sur www.nomadesland.net
Je me souviens du temps où, aux débuts de ce blog, je me perdais en excuses pour qu'on ne croie pas que je venais étaler ma "culture", mon "intelligence" et ma pseudo "supériorité", et où j'expliquais à qui s'en foutait pas mal que c'était le seul endroit où je pourrais par hasard échanger avec d'autres personnes qui n'auraient pas honte d'explorer notre immense culture, sans pour autant prétendre la connaître de A à Z.
(là où ça parle "culture, très cher", j'étouffe devant trop de prétention et d'exclusion)
Maintenant je m'en fous, on pense ce qu'on veut, l'essentiel est que je puisse consigner mes petites notes de lecture, pourquoi pas en débattre voire donner l'envie de s'y plonger, et si c'est raté, tant pis, si tu préfères mes grelucheries avouées, attends la prochaine note :)
Sinon pour ta pub, ça va les chevilles ?
J'en remets une couche : j'ai rencontré Nico dans le bus Vientiane-Hanoï, il m'a offert des mangoustans et moi des bananes, et avec un Américain, il m'a sauvée d'un abandon au bord de la route en pleine nuit avant que je contracte une superbe conjonctivite satanique (quoi, on s'en fout ? Ma mère elle s'en foutait pas du tout. Elle m'aime, elle).
Pour cette raison, ou pas, va là, et quand te viendra l'envie de te poser, et de lire tranquillement une petite nouvelle douce et calme, eh bien hop, pars donc (pardon "par don", ouais, c'est drôle).
D'ac, j'attends la prochaine note. De toute façon, je n'ai pas d'autres choix. Relire trois fois la même chose sera pour plus tard, à l'âge où je ne pourrai avaler que de la soupe, où je gagatiserai devant mes arrières petits enfants et que je ne pourrai retenir un filet de bave quand j'adresserai la parole à un passant, lorque mes chevilles auront enflés, non parce que je m'aime mais parce que dégoulinantes de varices.
Enfin, on échangera peut-être des bananes et des mangoustans dans le bus nous menant à Lourde(ça prend un s?).
Merci pour le p'tit coup de pub.
:)
Dis donc, le rêve de lire tout ça.
Ce qu'on pourrait faire pendant que je te tiens: tu peux me finir ma compta parce que moi je suis coincée à la page 300 des Bienveillantes, pis aussi j'ai jamais fini Belle du Seigneur, ni même Dans la foule, encore moins le deriner christine Angot. En je sais même pas comment finit les Palmiers sauvages de Faulkner, alors même que Beigbeder il a dit que c'est l'une des plus belle et déchirante histoire d'amûûûûr qu'il ait jamais connue.
T'as l'air plutôt douée en commençage dis donc ;)
Pour la compta, bah non, je suis allergique au vieux poil de fesse, c'est con :/
(sinon, je l'aurais fait avec grand plaisir, sois en certaine)
Bon, pis si Beigbed&Breakfast en personne ne te motive pas assez pour finir un Faulkner (j'ai pas lu celui-ci mais j'ai du mal à imaginer qu'il puisse pondre un truc nul, et que ton amant aime), bah attends le moment propice, je sais pas, euh, tombe très gravement malade et t'auras qu'ça à foutre à l'hôpital (le dépoilage ils s'en chargent), non ?
Non, ok.
Tiens dis-donc c'est rigolo, moi j'en ai pas lu un seul de toute la liste (ou peut-être bien le dernier).
En revanche, il y en a certains qui sont dans mon maxi-collimateur depuis plusieurs dizaines d'années, faudra bien que je m'y mette un jour, je te promets.
Wha les commentaires sont vachements longs (non ça ça veut pas dire que j'ai pas lu la note!)(même qu'à la fin on y disait du mal de Boris, et ça c'est pas gentil)(parce que Boris quand même..merde)
Sinon ben heu, voilà quoi, je m'en vais recopier "efdvlav" comme me le demande blogspot avec ce petit dessin d'handicapé à côté et la bise au chat.
(en fait mon commentaire est un peu long aussi)
Bob > Pour qui sonne le glas et tu m'diras merci :) (pour la caissière de la Fnuc)
Badib' > la déception vient du fait que justement, j'aime bien tout ce qu'il a fait, Boris, par contre, quand il se la jouait Vernon, bah, hum :/
Esi tu parles du chat rouge, non, je promets pas la bise pour toute suite, Fleurette est un peu sur les nerfs depuis qu'on l'a trouvée bébé à côté de sa maman morte écrasée, encore plus depuis que des gamins du village l'ont attrapée pour la taguer en rouge à Noël... (je suis psychologue pour chats)
Tu sais à propos de Vernon, c'étaient des bouquins écrits "pour rire" qui pastichaient les traductions des romans américains de l'époque, c'est pour ça qu'il avait pris un pseudo avec nom de deux amis dont Paul Vernon, mon père! Maintenant, on a plus les même références et ça ne nous fait plus rire!
Merci pour le lien avec le collège de France , c'est génial, ce truc!
Bonjour-bienvenue :)
Pour te répondre, comme je l'ai dit dans un article antérieur, j'ai trouvé que J'irai cracher sur vos tombes était un pastiche réussi.
Là, pour Et on tuera tous les affreux, j'ai vraiment été déçue, soit que mon intérêt pour le principe de la pseudo-traduction se soit essoufflé, soit que l'excès de burlesque ait laissé place à l'ennui ?
Reste que ton père a dû te transmettre de chouettes anecdotes !
Et pour le lien, contente que ça te plaise (j'aime particulièrement les moments où le conférencier s'accorde une pose cacahuètes ou verre d'eau ;))
...et il ne parle pas la bouche pleine, c'est la classe au Collège de France!
Malheureusement mon père n'est pas bavard, je l'ai plus entendu souffler dans son saxo que parler mais mais je crois que Boris était un des types qu'il appréciait le plus, il était très intelligent,ça on le sait, mais en plus il était vraiment très sympa. (Mais j'aime pas tous ses livres moi non plus!)
:)
Toc toc, on peut venir même si on a juste un grand-père qui était en classe avec les professeurs Tournesol? Parce que bon, mon père, à part avoir serré la main à Fernandel... :p
J'aime bien Boris parolier mais pas Boris écrivain... En revanche, j'ai adoré "pour qui sonne le glas", et puis j'ai vu qu'on avait certaines lectures communes grâce à ton questionnaire des 4, alors je m'autorise d'autant plus à commenter ;-)
Mais fais donc, fais donc !
Et bienvenue :)
(j'ai rien à dire de plus, je suis plutôt tout-à-fait d'accord avec toi)
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