23 mars 2007

Comment taire*

Ah la la, toutes les notes que j'aurais pu pondre si seulement je prenais le temps de les écrire au lieu de me les dire dans ma tête pour moi toute seule (des fois, je fuis du cerveau, et alors je vois bien dans les yeux de ma mère monsieur mon mec d'amour que nan, greluche, tais-toi ça vaut mieux)(n'empêche que les blagues que j'invente, elles me font beaucoup rire - ou alors c'est son air consterné ?).

Se taire ou ne pas se taire. J'attise la Christiane.
Bon, dans la vie, c'est mort, je ne peux pas me taire, je débite ma connerie et j'assume.
Mon "entourage proche" le sait, donc ne me sort pas trop quand son aura risque d'en prendre un coup, et je le comprends.
Ce soir, par exemple, c'est l'anniversaire de son meilleur ami organisé par sa copine qui a semble-t-il oublié que bah ouais, j'existe, et même que son chéri, j'le connaissais avant elle euh, nanannananè-re. Eh ben j'suis même pas vexée : vu comment mon mec à moi il me parle d'aventures il a bredouillé que j'étais pas invitée, qu'elle me connaît pas, "mais si, je lui ai déjà parlé de toi, mais tu comprends, c'est elle qui organise, je peux rien faire" (ouais ouais), j'en ai déduit que je représentais une lourde menace sur sa vie sociale, ce qui est tout à fait vraisemblable.
Avec cette blague par exemple :

    Un couple plus très branché côté câlins:
    "Chéri, qu'est-ce que tu voudrais pour ton anniversaire ? Un écran plat ? Une Wii ?
    - Non, des piles s'il te plaît
    - Des piles ?! Pourquoi ?
    - Pour recharger mon sex-appeal"
C'est tellement fort, tellement fin, tellement bien trouvé, plus personne l'aurait causé d'avoir une copine aussi amazing.


Les chats au moins, ça parle pas
(j'ai l'droit, c'est pas une photo de chaton)


Se taire ou ne pas se taire à la radio, ça c'est fait. La radio de la méduse a coulé (à moitié).

Se taire ou ne pas se taire à la télé, c'est presque fait : une charmante Clémence m'a contactée pour que je vienne poser des questions de greluche chez Guillaume D., j'ai répondu ok, à moi la gloire, alors elle m'a demandé quelques détails sur ma vie, la vraie (pas aux champs) et depuis que je lui ai révélé ma profession, silence radio télé, je pense que le stage de Clémence est terminé. (ou alors c'est l'article sur la honte au vomis qui n'a pas plu ?)

Se taire ou ne pas se taire sur Internet, ça s'discute dans un avion.
Déjà, les commentaires. Un jour, l'année dernière, ça m'a pris, comme ça, j'ai commencé à commenter timidement sur quelques blogs où je traînais régulièrement, en quelque sorte pour "payer" le plaisir que la lecture m'avait procuré. J'ai vite compris qu'en général, commenter c'est participer aux vents du globe. A part dans certains milieux où l'hôte met un point d'honneur à répondre à (presque) tout le monde - titanesque parfois -, la plupart du temps c'est le silence, que j'avais tendance à interpréter comme un "si c'est pour dire ça, tu peux te taire steuplé ?" ou un "j'te connais pas en vrai, la ferme" (et les cochons, mais tu peux pas comprendre).

Bon, n'ayant rien à perdre en m'amusant à trouver le style de commentaire qui pourrait faire réagir positivement l'auteur de la note, je me suis mise à parasiter pas mal de blogs, à trouver des compères et des commères, et même, parfois, c'était pour dire des trucs sérieux.


Les chiens non plus ça parle pas
(ça fait très bien tapis par contre)

Pis j'en suis arrivée au fameux "à quoi bon ?", commenter comme ça, c'est un peu parler dans le vide, avec des gens qu'on ne connaît pas. Mais commenter c'est aussi faire connaître son blog, et en découvrir d'autres, un petit réseau de curieux furetant chez les uns et les autres au gré de commentaires n'ayant pas laissé indifférent.
Sauf que je ne commente pas pour faire connaître mon blog, je préfèrerais qu'on y arrive en googlant "La nuit du chasseur" plutôt qu'en cliquant sur "la greluche a dit" (lève les bras) - même si je t'aime bien mon ATOMisé(e)(tu es pour moi une énigme, qu'est-ce que tu fous là didonc ?!).

Surtout que des fois, 'y a des ratés, mes commentaires que je veux avant tout sympas voire constructifs sont mal pris, mal interprétés et je m'en veux terriblement, et je me dis que j'aurais pu me taire.
Même une absence de réponse (alors qu'un commentaire n'appelle pas forcément une réponse) me fait parfois douter de sa bonne réception.
Je te raconte pas quand Kek m'a publiquement anéantie, j'ai beau être une greluche anonyme, j'étais trop mal (même si après j'ai bien rigolé).
Ca fait réfléchir.
Depuis, j'ai tendance à moins commenter, à part chez ceux qui, je crois, ont bien compris mes bonnes intentions. Mais quand même, il y a toujours cette crainte de la susceptibilité chatouillée, de tout dire de travers, d'avoir mieux fait de me taire. Surtout qu'on ne me demande rien.


Les ânes ça parle pas, mais qu'est-ce que ça entend
(surtout avec une 3ème oreille)

Tout ça pour dire que je me tais de plus en plus, ou que j'en dis très peu quand je voudrais en dire beaucoup, par respect et aussi par crainte qu'on me reproche de prendre trop de place, quitte à avoir l'impression de "voler" ceux que je lis sans leur donner le change.

Alors ici, tu commentes si tu veux, comme tu veux, la (sur)vie de ce blog ne tient pas tant au nombre de commentaires ou de visiteurs (je n'en ai d'ailleurs aucune idée) qu'à mon envie de consigner quelque part un petit morceau de réflexion à un moment de ma vie, dans la note et aussi dans les commentaires qui parfois deviennent plus longs et plus profonds que la note elle-même, le débat amenant la réflexion, et j'aime ça :)

*clin d'oeil involontaire à Dolly

7 rebondissement(s):

Dodinette a dit…

ah mais ouais mais nan mais en fait moi j'adore tes commentaires, alors surtout t'arrête pas de venir en laisser choir chez moé...
en plus je trouve que ça fait fille bien élevée, qui dibonjouràladame et ferme la porte en sortant, de laisser un commentaire *intelligent* à chaque visite. (pas juste LOL ou rho, zut alors)

:)

la greluche a dit…

;)

J'ai toujours beaucoup de plaisir à commenter chez toi, je sais que tu me lis, donc t'étais pas concernée, mais on va faire comme si, et je voudrais faire du chantage : si tu fais pas un article en québécois, je te cause plus sur ton blog.

Alors, alors... ?

Allez ! <)

a n g e l a dit…

oué moi quand je réponds (en ce moment pas à toutes les notes, c'est MAL) je réponds à tilemonde, sauf ceux que j'aime pas ou qui ont dit un truc tellement trop pas possib que je risque de m'énerver et d'être grossière

et pis j'aime bien tes comms, surtout à la fin y'a toujours un bisou, moi j'aime bien le bisou de la greluche :)

dragibus a dit…

Tiens moi aussi Clémence m'a écrit
Je lui ai renvoyé un mail j'attends sa prise de contact
En quoi ton boulot aurait posé problème, tu es bien nageuse championne du monde non ??
Sinon tu peux te répandre chez moi je n'en prendrais jamais ombrage (avant ou après ta douche peu importe ...;))

la greluche a dit…

angel > :*

dragib' > okay je note, fais gaffe...
(sinon je serais pas contre une médaille d'or attribuée un peu à la va vite, pourvu qu'elle soit en chocolat : Pâques, c'est MAINTENANT que ça devrait être, j'en veux !)

Monsieur Grabeuz a dit…

Incroyable!!! Moi aussi Clemence m'a dit que je pourrais etre le nouvel interviewer en chef chez Guillaume D... ALors apres j'ai regardé l'emission pour voir. et paf, dans la premiere il y avait 6 personnes, et 4 seulement ont posé une question toute minable, et dans la deuxieme emission il y avait meme pas de gens comme nous, alors moi je dis, en fait, clemence elle fait des fichiers pour nous refourguer des cuisines mobalpa ou je m'y connais pas!!!

la greluche a dit…

Nan mais attendez là, la gloire pour moi toute seule, ok, mais là, à 3 minimum (elle a dû bosser comme une bête qui veut son CDD en fin de stage la Clémence), je sais plus trop...
T'façons, j'ai pas la télé, j'ai même pas vu l'émission et j'suis pas sûre d'avoir envie de me déplacer pour ça.
Pis elle est très silencieuse après notre échange de quelques mails...

On (s') verra :)