25 mai 2006

Concours de boobs-legs

PIAF : tu peux toujours jouer , te prendre la tête, quoi, mais les énigmes sont toutes résolues.
Bonus offert par ChypoR : la mise en écoute d'"Oh Mandy" de The Spinto Band. Oh merci, oh merci-i-i ;)



Quand on garde des p'tits nenfants, il faut faire très très attention.
Oui, parce que c'est le moment du complexe d'Oedipe.
Avec les p'tits garçons, ça s'repère assez rapidement : prends-en un dans les bras et une fraction de seconde plus tard, il te choppe la bretelle de soutif (si tu es un homme, identifie-toi à moi), la fait claquer, et demande :
    "C'est quoi ça ?" le plus naïvement du monde (bien-sûûûr).
La première fois, disons qu'le P'tit Coco a trois-quatre ans, tu t'dis pas "ouh la la, comment il m'chauffe" mais "je s'rais pas une vraie bombe sexuelle par hasard ?" et tu lui réponds le plus sérieusement du monde :
    "- C'est un soutien-gorge, ça sert à tenir la poitrine des femmes"
Et lui, petit pervers pas encore refoulé :
    "- On peut logalder la patliiine ?" tout en faisant de ton col V un décolleté plus que profond laissant apparaître ton joli soutif vieux de quatre ans, rose fluo pour les intimes.
[Précision : nos p'tits amis sont italiens (seul P'tit Coco a décidé de garder son accent de paysan, les filles sont déjà très parisiennes)]

Avec un peu de chance, P'tit Coco a une grande soeur de 7 ans en pleine Barbie attitude, qui assiste à la scène trop heureuse de voir son frère commettre l'interdit en toute impunité, et qui s'empresse de te demander de lui montrer ton soutien-gorge, "rose, c'est trop beau, attends, je peux voir de plus près, c'est comment la matière ?" (bien-sûûûr).

Ca, ça va pas du tout.
Alors tu reposes le gamin à terre, qui ne manque pas de lorgner sur ce que cette position penchée lui dévoile malgré toi, et tu lui expliques que les soutien-gorges, c'est comme les culottes, on les montre pas à tout l'monde.
    "Poulquoi ?
    - Parce que c'est personnel, c'est intime, c'est pour toi et pour les gens qui s'occupent de toi, quand Maman elle te lave, ou quand Papa t'habille, tu vois ?
    - Je peux m'occuper de toi ?
    - (!) Non, moi, je suis grande, je m'occupe de moi toute seule
    - mais Maman, elle montle sa culotte des fois
    - Oui, ici, dans la maison. Pas quand elle va dans la rue ?! T'en vois beaucoup, toi, des gens en culotte dans la rue ?
    - Non
    - Bah voilà, c'est parce que c'est que pour eux. Et les soutien-gorges, c'est pareil."
Tout en s'intéressant à ce qu'il n'a pas, P'tit Coco est titillé par ce qu'il a, et voue une passion illimitée pour les pilates (pas la gym, hein), les épées, les bâtons et surtout surtout, les glands palapluies automatiques.

Un an plus tard, c'est au tour de Mistinguette, 3 ans, de se la jouer petite perverse innocente.
    "C'est quoi, ça ? demande-t-elle en empoignant tu sais quoi
    - Mais dis donc ! C'est ma poitrine, tu sais bien, c'est comme Maman
    - Et pourquoi t'as des poitrines ? (parce que je suis allée à la boucherie, j'ai demandé deux poitrines de porc)
    - Ben parce que je suis une fille, et toi aussi, quand tu seras grande, tu auras de la poitrine."
Cette conversation éveille l'intérêt de P'tit Coco qui tend l'oreille et ajoute :
    "Et moi, j'aulai une patline ?
    - Non, toi, t'es un garçon, comme Papa, Papa il a pas de poitrine ?
    - (il rit) Nooooon !
    - Bah voilà."
Quelques minutes plus tard, P'tit Coco revient vers toi :
    "Pourquoi t'es une fille et moi j'suis un galçon ?
    C'est qui qui décide ?"
Alors tu lui expliques pour la 32ème fois le coup d'la graine, et comme tu sais pas si Dieu est dans la place familiale, tu dis que c'est le hasard.
    "- Mais on peut pas changer ? Si on est une fille et qu'on n'est pas content ?
    - Si si, d'ailleurs, je crois que ta Maman va devenir un homme demain
    - Hein ? t'as dit quoi ? C'est pas vlai !
    - Tu crois ? Tu crois pas que Maman elle peut devenir un homme et (je suis une sadique) Papa il va devenir une femme ?"
L'enfant est interloqué, tu rigoles, et ouf, lui aussi, il a eu une de ces trouilles !

Arrive Loulotte la grande soeur, qui meurt d'envie de danser... mais on n'a pas de musique ! C'est qu'elle a une idée derrière la tête : cette semaine, Papa et Maman ont loué The Mask. Et donc ?
On met le dvd... et en même temps on s'occupe de découper des guirlandes de petits bonhommes pour occuper Mistinguette, et à un moment très précis, P'tit Coco hurle :
    "Gleluuuche ! Legalde, c'est là !
    - Quoi ?
    - Mais non, pas tout de suite encore" (Loulotte, qui connaît aussi le dvd par coeur)
et pourtant, P'tit Coco est dans un état second : bouche béante, yeux grands ouverts, petit sourire en coin, tel un homme en arrêt devant... les jambes de Cameron Diaz.
Cinq ans, pas encore toutes ses dents, et déjà amateur de bonne chair.
Mamma mia ! Un vrai p'tit macho en construction.

Arrive enfin la scène de danse entre Cameron et Jim Carrey, mais nous n'irons pas jusqu'au bout : Loulotte voulait danser avec P'tit Coco, lequel ne supportait pas d'être mené "J'SUIS PAS UNE FILL-EUH !" mais pas capable (car trop petit) de faire tourner Loulotte.

Par ces observations empiriques, je suis en mesure de t'annoncer une découverte révolutionnaire en matière de développement de l'enfant : après le complexe oedipien, attends-toi à voir apparaître le complexe adipeux chez le fillette.
A toi, la petite fille qui me lis : tu cherches sûrement l'homme de ta vie, l'amoureux qui partagera son quatre-heures avec toi. Eh bien sache que ton amoureux, c'est les jambes de Cameron qu'il veut, alors au boulot : régime, sport, crèmes amincissantes.
Cadeau bonus : la tête des mauvais jours... on s'trouverait presque des points communs :)

Et bien du plaisir à toutes les natives des années 2000.


Sinon, rubrique "on s'en fout un peu" :
  • T'avais déjà remarqué que dans le dernier film de Nanni Moretti, Le Caïman, 'y a Jasmine Trinca alias Giorgia dans Nos meilleures années ? Si ? D'ailleurs elle jouait déjà dans La chambre du fils, palme d'or 2004 (que j'ai toujours pas vu, gnnnn) ? Elle joue aussi dans Romanzo criminale ? Ah. (ne me remercie pas pour la belle jambe)

  • Et : j'ai mangé ma première cerise de l'année. Officiellement (j'en avais piqué une chez Ed la semaine dernière, j'crois qu'ils m'ont pas vue). Bon, elle était pas mûre mûre, plutôt orange, quoi, mais aussi, y' en a marre des oiseaux à cervelle de moineau qui becquent toutes les rouges.
    Résultat : sur les arbres, elles vont du vert au orange, et la pelouse est d'un joli rouge vermillon. Où va le monde ? (maintenant, remercie-moi pour la belle jambe, que dis-je, le kit "Cameron en jupe")

24 mai 2006

Home again*

A l'Ascension, 'y a ceux qui partent en week-end, et 'y a ceux qui cravachent pour la fin d'l'année.
Dans la famille, on fait ça bien : pendant que Papa, Maman, grand frère et p'tite soeur vont faire la bringue en Italie, je me retire à la maison pour garder Newton (il semble que les chats se gardent tout seuls) et travailler, donc.

Scoubidou est mort


Prévoir quelques peluches et faire PLANQUER LE MODEM !

Alors à la semaine prochaine si j'retrouve pas le modem, et continue à chercher (ici par exemple...)


*ceci est un indice pour le 24R :)

21 mai 2006

Dur comme un rock

Il y a des notes qu'on poste, et puis juste après on s'jure que la prochaine sera mieux, plus intéressante, plus piquante, plus écrite, histoire d'arrêter d'jongler entre l'envie de dire et la honte d'avoir dit.

C'est c'que j'pense de toutes mes notes ici, et je sais que j' peux même pas m'appuyer sur l'avis des gens parce que très peu me lisent, encore moins commentent, et que surtout, c'est mon avis le tyran.

Il a pourtant fallu qu'je trouve un moyen d'le duper celui-là, parce que ce blog ne doit pas, ne peut pas faire partie de mes priorités cérébrales pour les jours à venir.
Alors voyons voir si ça va marcher...

Pour cette semaine, j'te propose un p'tit jeu : une grille de mots croisés juxtaposés un peu n'importe comment, mais ça devrait tenir la route, sur le thème de (pas tout à fait) toute la musique que j'aime.

La règle du jeu**** à la mords-moi l'nez, de Jean Renoir (1939) :
Remplis toutes les cases en répondant aux énigmes mystérieuses et intrigantes ci-dessous puis remets dans l'ordre les lettres situées dans les cases jaunes pour trouver le nom d'un de mes groupes préférés et indétrônable (indice : ce n'est pas un groupe sanguin).
Le premier qui trouve a gagné.
Sachant que
- les coordonnées indiquées en tête d'énigme sont celles de la première case du mot à trouver (si t'avais pas compris, j'suis pas sûre que tu sois apte à jouer, il faut être un tout p'tit peu intelligent quand même)
- un trait plus épais signifie qu'il n'y a pas croisement mais simple juxtaposition (parce que j'suis pas verbicruciste finalement)

Si tu cliques, les réponses trouvées s'affichent

Horizontalement :

a1 Elle doit manger du Whiskas pour donner le meilleur. C'est ________
c1. Lucy en a-t-elle/il abusé ? C'est le ___
c14. Comment elle se la raconte la génération 1982 ! Ce sont les __________
d4. Quand on s'appelle Loudon, la descendance est bruyante (Sloan, Martha, Rufus). C'est la famille __________
g8. Si on fait une faute de frappe, on risque de se retrouver . C'est _________
i2. Fabienne Thibeault et Céline Dion sont folles de son personnage. C'est _____
i19. (à l'envers) Si c'était une fille, ce serait une patate ou un caillou. C'est ____
trop fastoche si tu connais les blogs où j'traîne, et ami d'm4
l21. Quand je cours, je pense à eux (pas en vrai, en fait). C'est ___
En gras, un de leurs titres les plus beaux
m4. Il se serait mis au whisky sans glaçons. C'est _______
jeu de mot très subtil..., et ami d'i19
o1. (à l'envers) Jazzman trompettiste, écrivain, compositeur, et chanteur à l'occasion. C'est ____
o6. (à l'envers) Des soeurs castratrices ? Ce sont les ________ _______
o21. Le 27 juillet dernier, avec Gonzales, au Théâtre de la Bastille, elle m'aurait redonné le sourire. C'est _____
Google n'attend que toi
p11. Sponsorisés par Adidas ? (et l'un des deux se la raconte aussi pas mal) Ce sont les _____ _______
r21. (à l'envers) Ils ont eu leur période de rivalité avec Oasis. C'est ____
s12. Un air de Monsieur Oleson jeune ? C'est ____ _____
jeu de mots qui parlera au fans de la P'tite Maison dans la Prairie
v4. Rien à voir avec Audrey Tautou. Ce sont les _____ ______ ______
Souviens-toi de sa filmographie, et en plus, t'as déjà 5 lettres découvertes
x4. Ils ont une radio à la place de la tête ou bien ? _________
x16. (à l'envers) Pages People : le batteur est toujours avec Drew Barrymore. Ce sont les _______


Verticalement :

1a. Sponsorisés par Apple ? C'est ________ Encore une page People (et deux lettres découvertes, alors...)
2i. Des concerts annulés pour cause de toxicomanie & co. Ce sont les ____________
4d. Ils chantent tellement faux qu'ils en feraient pleurer un saule. Ce sont les _______
comme conseillé dans les commentaires, va voir
4m. (à l'envers) On les écoutrait again and again and again. C'est _______
5u. (à l'envers) Damian Rice lui a dédié une chanson (Lorie aussi, mais c'est pas la même, je crois), c'est ____
cherche dans leurs titres
6c. Une bonne crise d'urticaire avec les _____
parmi les sons de cloches de Franck
6j. N'amassent pas mousse. Ce sont les _______ ______
8g. Moi aussi j'aurais bien aimé être avec un enfant de Marcello. C'est ________ ______ (n'inscris que le dernier mot)
Page People, donc, 'y a Catherine aussi dans l'histoire
8r. Le chanteur, Matthias, aime les crêpes beurre-sucre. Je le sais, j'lui en ai servi 4 à la suite (oui, c'est un champion). Mais vu le nom du groupe, il doit bien aimer boire aussi. C'est les ________
10b. Ils parlent à Mandy, mais c'est qui ? Un nain d'jardin ? Un gnome ? Un extra-terrestre ? C'est le ______ ____
lis les commentaires Sacrebleu !
10q. Un groupe qui tue. Ce sont les _______
12e. La grosse baffe ! C'est __________
Jeu de mots usé jusqu'à la corde
13s. (à l'envers) Je veux bien qu'il me donne une bonne paire de claques. C'est ____
14e. Les Belges aiment le football. C'est ________
Chanson franco-belge actuelle
16c. Au cas où on saurait pas quoi faire en concert, leur nom nous le dit. C'est ____ ____ _____ ___ ____
18a. (à l'envers) Leur muse, c'est Mylène Farmer ? Ce sont les __________
19k. Une voix magnifique, des doigts de fée, la douceur et la douleur et aussi la violence. C'est ____ ______
Du côté du blues et du jazz si on veut
20f. Ils misent à mort. Est-ce qu'ils ont vraiment les bonnes cartes ? Ce sont les _____
anglicise les indices en gras
22a. (à l'envers) Il a p't'être le même nom que Shannon mais lui, c'est Pete, pas Brandon Walsh. C'est _______
22i. Je le préfère seul qu'à prendre racines en laissant d'autres planter sa graine. C'est ____ ________
idem, anglicise les indices en gras (pas très connu je crois)
24r. Il est question d'eux dans un épisode de la saison 2 de Friends. C'est ______ ___ ___ ________ (n'inscris que le dernier mot)
Cherche !
25j. (à l'envers) L'organisation de la police criminelle internationale, je crois pas que c'est eux. C'est ________
Traduis !

Aide-toi et la greluche t'aidera : je sais que c'est tordu, et que les groupes ne sont pas forcément connus, donc il y aura des indices si tu cales.
Mais pour ça, 'faut jouer un peu !

Pendant c'temps-là, je vais travailler, tiens :)



PIAF : quelques modifications dans les énigmes imparfaitement localisées et des indices en plus.
- le trait est épais entre les cases i6 et j6
- l'énigme 6i est relocalisée en 6j, ce qui n'a pas empêché de la résoudre ;)
- idem avec 6u qui devient 5u, et (à l'envers)
- et encore, 12d se décale vers 12e
Dépêche-toi, Franck va tout trouver !

18 mai 2006

Ah les jeunes !

Hier, c'était la journée joker, complètement ratée.

Tout a commencé par un lever à 5h, après 3h30 de sommeil entrecoupé de secousses physiques. Non, c'est pas c'que tu crois, la secousse était volontairement provoquée par le contact d'une bestiole avec ma peau.
Des moustiques.
Oui, on est mi-mai, le temps n'est pas réunionnais, et pourtant, c'était Mosquito Party on my body. Les gredins ont festoyé sur mon visage et toute la partie gauche de mon corps. 17 piqûres.
Happy face U

Après quelques heures de travail studieux, direction les gosses.
Madame Foldingue leur mère avait comme d'habitude listé tous les faits et gestes à exécuter dans les plus brefs délais, dans un périmètre de deux arrondissements : emmener Machine ici, aller chercher Bidule là-bas, entre-temps faire les courses, ramener Machine, faire changer leurs draps à Bidule et Machine ("et ne le faites pas à leur place !" ce qui est gênant : au lieu de répéter 8 fois en une heure qu'il faut changer les draps, je les changerais bien moi-même, tiens), etc.
Plus deux missions extraordinaires :

  1. "En revenant de Champion, passez à Franprix pour prendre de la confiture de marque biiip, 6 pots, mélange de fruits et pas un seul type de fruit par pot, et pas fruits rouges."
    Comme je suis extraordinairement intelligente, j'ai compris du premier coup, et comme je suis voyante à mes heures, j'ai tout de suite su que je ne trouverai pas de confiture abricot-kiwi ou orange-banane dans la gamme de cette marque de confitures allégées qu'on trouve aussi à Champion, mais bon. C'est toujours un plaisir de faire un détour par Franprix, quand on a les bras chargés
    - d'un pack de 6 litres de lait,
    - de 4 bouteilles de Tropicana,
    - de 6 boîtes pour chats
    - et d'un paquet de lessive 5kg
    (Madame ne fait pas confiance au livreur, c'est gratuit, c'est louche, et le caddie était malheureusement occupé par toutes les provisions de bouffe interdite aux enfants et dont elle et son mari doivent se délecter seuls le soir).

  2. "Dites à "l'Ado" (18 ans, 1m85, NDLR) de changer la litière des chats SOUS vos yeux, je le lui ai déjà demandé 3 fois".
    Ou comment croire que la baby-sitter du supermarché aura plus d'autorité qu'une mère milito-cool ? (j'te rappelle que dans ce petit paradis, c'est pas d'télé, pas d'radio, pas d'téléphone, et rien d'autre qui ressemble de près ou de loin à un objet d'information, de culture ou de divertissement. Mais "on" est cool, on est artistes, on a repeint le couloir en vert, wahou !)

La mission 1 étant presque finie (j'ai pas trouvé la confiture, hein), je sortais de Franprix, et un pétard éclate à mes pieds. Mouais.
Je rencontre une dame du quartier avec qui j'échange 3 mots, et re-pétard.
Une bande de jeunes (on va dire 15 ans) passe alors mdr.
Et contrairement à tout attente, je leur assène un

"PUTAIN, VOUS ÊTES TROP CONS !"

(le genre de truc que je ne me croyais pas cap' de dire dans la rue).
L'un d'eux : "quoi ? Qu'est-ce qu'on a fait ?" (je crois qu'il va vite falloir qu'il se trouve un autre chemin que la p'tite délinquance parce que le système de défense n'est pas très au point...).
Et tout en s'éloignant, ils jettent successivement 3 pétards dans ma direction, dont un qui éclate contre mon t-shirt. Trou. Merde. Bande de p'tits cons.
Non, j'ai rien fait, ni gueulé ni couru : j'étais chargée comme un mulet.
Et le pire c'est que je culpabilise toujours d'avoir été aussi vulgaire... si j'avais été plus douce, ils se seraient p't'être calmés ?

Disons que j'étais fatiguée et donc irritable, ça arrive.

Une fois rentrée, je devais passer à la phase 2 de la mission 2 (puisque la tâche n'avait toujours pas été exécutée par "l'Ado" qui ne me parle qu'à condition que la porte de sa chambre ou de la cuisine ou de la salle de bain nous sépare) :
""L'Adooooo" ?!
- ouaiiiiiiiiiiis !
- Tu veux bien changer la litière des chats tout de suite s'il te plaît ?
- ouaiiiiiiiiiis !
Rien.
- Tout d'suite !
- Fais chier, putain, j'ai 5 minutes !
- Non, je te l'ai demandé à midi, il est 17h, c'est maintenant.
- Nan.
- D'acco', comme monsieur voudoi'" et je m'éloigne et...
"FAUDRAIT P'T'ÊTRE PAS M'PRENDRE POUR UNE CONNE, ICI, C'EST CHEZ TOI, JE SAIS, MAIS C'EST AUSSI LE LIEU DE MON TRAVAIL, ET MON TRAVAIL, C'EST DE TE FAIRE CHANGER LA LITIÈRE SOUS MES YEUX, QUE JE LE VEUILLE OU NON, QUE TU LE VEUILLES OU NON. SI T'AS UN PROBLÈME AVEC TES PARENTS, J'VEUX PAS QU'CA DEVIENNE LE MIEN. BORDEL !"
Mon regard croise celui de Machine, l'air un peu ahuri de m'entendre crier sérieusement, et je la rejoins dans la cuisine.
Puis c'est le miracle : la bête sort de son antre (on le reconnaît à l'odeur : la lumière du jour n'a pas dû y pénétrer depuis avant la guerre des gaules... ça sent le renfermé de chacal, bienvenue dans la savane en décomposition), et va changer la litière ! Et bah dis donc !

Un peu plus tard, Machine raconte à Bidule que je me suis fâchée très fort, et que ça a marché, je leur dis que je trouve ça dommage quand même, c'est pas mon rôle, et qu'en plus, j'aurai sans doute mes gosses ados à m'coltiner plus tard, j'ai pas envie de faire des heures sup'.

Le fossé est donc creusé : il y a les jeunes, et il y a moi.
Je ressemble à une jeune (surtout avec mes piqûres de moustiques sur la tronche) mais je pense comme une vieille.

Heureusement, à la fin de cette journée, j'ai retrouvé Copine.
Copine, elle est comme moi, j'adore la voir se ronger les sangs pour un rien, gravissime, mais elle a un chéri et un beau chez eux (et donc évidemment, encore plus de raisons de s'en faire, "il y a un bug dans le système, tout c'bonheur pour moi, je peux pas").
C'est la seule personne qui rit complaisamment en me voyant arriver dans un salon de thé quasiment vide et demander "Bonjour, où est-ce que je peux m'asseoir ?" (pour pas déranger). Les autres diraient que je suis ridicule, elle, elle me dit "comme j'te comprends, j'suis aussi godiche que toi".
Bref, petit temps thé-Copine-débriefing "j'ai la rage des jeunes", pendant lequel le monde s'est mis à tourner comme j'aimerais : du jaune et du rouge et bleu sont entrés, installés devant le grand écran, le salon de thé avait des airs de footballeurs en ballerines, on est sorties parce que c'était l'heure, et je suis rentrée chez moi en passant devant LE pub bondé de mecs, des vrais, des qui vont faire couler la bière à flots, le moment idéal pour faire SES courses : que des femmes, ah si, deux jeunes là-bas, un avec deux pizzas et le pack de bière, l'autre avec deux bouteilles de vodka.
Chacun s'amuse comme il veut.

Et pendant que je me faisais un bon chocolat chaud, le Barça a marqué 2 buts en 5 minutes, l'orage grondait, les gens dans la rue hurlaient de joie - ou pas, Thierry Henry me faisait un peu de peine et Giuly mesure 1m 64.

Bientôt j'aurai 25 ans, je serai une Catherinette bien de son époque, et je ne courrai après personne. Ma vie est belle, elle le sera encore plus, c'est sûr, mais rien ne presse.
Les jolies choses qu'on trouve sur le site de l'INA
(si tu cliques, c'est mieux)

14 mai 2006

Qué, beh quoi ?

Après tant de notes n’importequoïesques, il est temps de parler culture générale un peu.
(Ou comment faire fuir un égaré...)

Sauf que j’me suis pas très cultivée ces temps-ci, c’était plus ambiance jachère, je travaille - je m’amuse - je travaille - je m’amuse - je prends un livre - je m’endors. Mais, parce qu’il y un mai (et en juin ‘y aura pas de joints, sauf peut-être ceux qu’il faudrait refaire dans ma salle de bien, Maman, c’est quand tu veux, sinon, c’est moi qui les fais, et tu vas encore pleurer que ‘y a qu‘toi qui sais BIEN faire et nanana et nananère), mais, donc, l’une de mes belles rivales - belle, forcément, sinon ce s’rait pas une rivale, uh uh (dit la colle) - m’a soufflé une idée que c’est pas de la culture générale mais plus de la culture populaire, mais j’aime le peuple, vote pour moi.

Et voilà, vendredi, j’suis allée voir C.R.A.Z.Y.. J’en avais pas encore entendu parler en français, par contre, en québécois, j’me souviens du battage médiatique qui était fait autour de ce film, “déjà culte” au moment de sa sortie l’année dernière, et du coup, j’avais allumé une ampoule de veille pour quand il sortirait en France, mais j’ai dû trop me prendre de coups de palmes à la piscine (oui, je nage tellement vite que je rattrape même les ceusses et surtout les celles qui vont à palmes. Sauf les canards mais en général, il n’y en a pas, je crois qu’ils sont allergiques au chlore), l’ampoule a grillé.

Heureusement, a n g e l a su rallumer la flamme, et maintenant, je ne peux plus me passer d’elle, tu me manques déjà, j’attends ton prochain p’tit mot avec fébrilité, tel Newton louchant sur le bout de pain posé à côté de l’assiette de Papa, en fin de repas, mais Papa ne voit pas, ne sait pas, et Newton attends, louche, trépigne, bave, puis la délivrance, Maman recule sa chaise, lui dit de faire “un gros câlin Maman, c’est le niouniou à sa Maman”, il l’embrasse de toute sa bave, et que j’te léchouille, “Oh mais oui c’est le titi chéri, oh ! mais on va lui donner du pain au titi chéri, hein ? Demande à Papa”, et alors Newt’, d’un mouvement délicatement brusque s’en retourne vers Papa, déplaçant la table d’une bonne dizaine de centimètres, ce qui attire l’attention de son maître qui ne comprend toujours pas (le maître a des comportements autistiques parfois, surtout en dehors du travail), “Tu viens voir ton Papa ? T’es un bon chien. Assis ! Assis j’ai dit ! C’est bien, bon chien. Qu’est-ce que tu racontes à Papa ? (le filet de bave se remet à couler) Tu donnes la patte à Papa ? Oh oui, c’est un gentil chien le Newton... on va lui donner du pain... tiens... allez, va coucher, Newton, allez ! C’est bien, bon chien.”

Alors greluche, qu’est-ce t’en penses de ce film ?
Flûte de flûte, j’étais partie avec l’intention de rigoler, de m’alléger, mais le film est mince, et moi, pas plus que ça à la sortie.
Les Québecois sont des humains : le succès n’atteste pas forcément de la qualité du film mais de la bonne recette répondant aux attentes d’une génération : dans un plat, posez un scénario familial (C.R.A.Z.Y. sont les initiales des cinq enfants Beaulieu : Christian, Raymond, Antoine, Zacharie, Yvan), mélangez-le avec de la classe moyenne, versez une louche de nostalgie pour les parents (années 60) et pour les trentenaires (années 70-80), mixez avec les tubes de chaque époque, n’oubliez pas le comique de répétition, et pour faire lever, un peu de levure d’homosexualité. On enfourne. C’est cuit, c’est bon, mais c’est un peu lourd, non merci, vraiment, je n’ai plus de place pour une seconde part.

Ca sent bon, on rit déjà, et puis tout y est, c’est vrai : le décor, les vêtements, la bande-son, la qualité de la photo, super, on va passer un bon moment, on essaie de pas trop tenir compte des sous-titres en français (parce que le québécois, c’est du français amélioré et oui, des fois, on pige que dalle. C’est pas pour ça qu’il faut sous-titrer n’importe comment, parce qu'il arrive qu'on aille au cinéma avec une personne de sexe polonaise).

Seulement au bout d’un quart d’heure, j’ai commencé à avoir la nette impression de voir le film en accéléré, soit que Jean-Marc Vallée tenait au format cinéma et voulait éviter le feuilleton télé à la Nos meilleures années (2003, finalement un succès au ciné), soit qu’il s’est pris pour Jean-Pierre Genêt avec Amélie Poulain, quand ça tourbillonne de rapidité, mais ça ne se passe pas sur vingt ans...
Résultat : festival de clichés, pas le temps d’approfondir, une réplique bien emballée, c’est pesé, et avec ceci ma p’tite dame ? La même chose l’année suivante ? Ok, je vous offre un supplément en tubes, après les Rolling Stones (Sympathy for the Devil), on passe au glam’rock de David Bowie (période Hucky Dory et Ziggy Stardust). C’est chouette, de la bonne musique comme ça dans les oreilles, mais le film sonne parfois creux à côté, comme s’il se reposait dessus.

On fatigue, on voudrait ralentir, et puis vient peu à peu ce qui serait le coeur du film, l’homosexualité - ou pas, mystère... ou pudibonderie scénaristique - du héros. Je parle au conditionnel parce que l’alternance du ton perd le spectateur, on ne sait plus si c’est drôle ou tragique, si ce qui est soupçonné est juste ou erroné.
Un sujet “grave” est abordé mais attention, ne pas choquer... on ne verra rien, il faut compter sur le jeu de Marc-André Grondin (un mix du pire et du meilleur : Jérémy Châtelain de la Starac'+Gaspard Ulliel+Romain Duris) et surtout bien écouter la musique qui accompagne chaque grande scène pour avoir quelques indices du sentiment qu’il faut avoir.

Sans compter les fréquentes métaphores religieuses disséminées tout au long du film, parce que Zach est né le même jour que le p’tit Jésus. Forcément, il faut trouver ça amusant, sauf que parfois, on nous fait comprendre que c’est une métaphore sérieuse, pas drôle, mais elle est tellement grossière !

Globalement, on passe un bon moment, mais je suis sûre qu’il y avait matière à faire quelque chose de vraiment mieux, plus propre, bien ficelé. Parce que bon, j’aurais p’t’être passé un meilleur moment à revoir Les années coup de coeur qu’un “les enfants, à taaable” m’empêchait toujours de voir jusqu’à la fin.

Par contre, les acteurs, rien à dire, c’est du beau jeu, et surtout du beau gosse... la parole aux jeunes (attention, djeun’s québécois) :

“masen quié beau ste gars lo!! jai repaser combien de fois les scenes pour revoir son incroyable beauter, cali*** quié beau quand qui fait ses push-up en se reveillant le matin pis quans que son frere veut le frapper pis qui fait son air de fendant grrrr!! pis quand qui pleure apres avoir frapper le pti lait a je laime trop yé ful beau!! yé vrmt trop sexy!!pis sa voix wow yé super bon acteur”

Angel, t’es grillée :

“Salut cé vraiment l’fun que taille faite un site sur lui mais ton site marche pas … je suis incapable daller dessus fak si ta un conseil ou un moyen ke je puisse y aller réécrit moi ;)” angel_girl70@ ...... .com

Conclusion : C.R.A.Z.Y.**, idéal en dvd à mater avec des potes (si on en a) tout en savourant des pâtes spéciales cuisson 32 minutes, lègèrement agrémentées d’un kilo de gruyère ou alors dans son lit (si on en a un).


(et c'est pas parce que c'est un film québécois que je dois parler du Déclin de l'Empire américain** (1986) et des Invasions barbares* (2002))


Entre-temps, j'ai écouté Cinéfilms, et j'apprends que le film de Godard sur les Rolling Stones Sympathy for the devil (1968) ressort en salle et en dvd, et au Masque et la Plume, 'y en a des qui sont d'accord avec moi (mais j'suis pas sûre qu'ils soient au courant)

13 mai 2006

What a good Heidi, euh !

En c'moment, je suis débordée. Si j'dormais dans des draps plutôt qu'sous une couette, ça irait mieux ?

Une foultitude de choses à faire, des plus futiles aux plus décisives, les prioritaires se laissant souvent devancer par les plus distrayantes :
Je préfère m'occuper de la croissance de mes pois de senteur à la rédaction d'une lettre de motivation
Je préfère regarder auto-moto plutôt que repasser mon linge
Je préfère faire un câlin à Mistigri la chatte psychopathe au lieu de travailler
etc., c'est pas un journal intime ici (pas trop, quoi).

Et surtout, j'suis prise au piège tendu par la machiavélique et néanmoins géniale Heidi avec le "Retour du grand jeu de Pist'H".
Et ouais, dès qu'on y goûte, on peut plus s'arrêter de jouer à ce quiz en plusieurs étapes.

Mais je suis soooootte.

J'ai oublié de te le dire à temps : pour être dans la course, c'est dès l'début qu'il faut s'y mettre.
Mais rien n'empêche l'association ;) Et justement, j'aurais bien eu besoin d'toi lundi dernier pour briller .
Sauf que si tu suis mes aventures fantastiques, tu sais que lundi, Blogger m'a déclaré la guerre, et moi, j'suis démilitarisée depuis belle lurette.

Pis avec le jeu d'aujourd'hui, mes synapses sont usées, pas moyen de trouver (bon, j'les ai aussi usées à autre chose, genre entrer en pourparlers avec Monsieur le Propriétaire de ces lieux)... alors si tu te piques au jeu, pour participer, je t'offre généreusement la possibilité d'user de l'aura de mon pseudo et rendre Isadora et a n g e l folles de rage, niark niark >)

Cependant méfions-nous, cher collègue, le canard rôde dans l'coin coin (et oui, c'est festival aujourd'hui), alors pas de réponse dans les commentaires, hein, passe par le mail.

Dans l'attente d'une réponse de ta part, reçois, toi, l'expression de mes sentiments les meilleurs.
(et dépêche-toi, 'y a jusqu'à demain, le 14 mai, 12h, pour briller)

La gReLuChe contre blogger

Voilà, en attendant qu'je puisse à nouveau avoir accès à la boîte à dormir, j'ouvre la boîte à dormir ailleurs, parce que mine de rien, j'ai encore des trucs à t'dire !

Exposé de la situation :

Après Cali et Heidi, une idée soufflée par Izard

05 mai 2006

Les p'tits mots d'où ?

[article original ici, avec les commentaires]
'Y a des fois, comme par enchantement, on se surprend à vivre en chantant.
Certains sont si surpris qu'ils se prennent pour le nouveau Phoenix des hôtes de ces bois et souhaitent à tout prix se faire ridiculiser repérer par un jury moyen enchanté en fait, persuadés qu'ils sont de pouvoir chanter en vivant (alors que la vraie performance serait de chanter en mourant).

Quand on a négligé ou oublié une vocation laissant croire à un succès fulgurant et puis plus rien auprès de la ménagère de moins de cinquante ans collée à sa télé (mais moi, je crois encore en l'homme, en la femme en l'occurrence, et je sais bien qu'elle n'est pas affalée devant sa télé toute la journée, non, c'est juste qu'elle a oublié d'éteindre son boîtier Médiamétrie et pis voilà), on peut s'en remettre, et continuer à chantonner la BO de sa vie, cette petite musique qui nous trotte dans la tête depuis je sais plus quand, attends, ah si, oui, c'était quand j'suis allée acheter du lait au supermarché, 'y avait U2 "I can't liiiive, with or withoooout you, ouuuuuhouhouhou, ouuuuhouhouhouh ouh ouh".
U2, c'est pas forcément la musique qu'on préfère avoir dans la tête, mais c'est quand même mieux que "U-U, les nouveaux commerçants !" ou "Carglass ré-pare, Carglass rem-place", nan ?

La p'tite musique peut ne faire que passer, 2 minutes, un quart d'heure, ou s'installer pour la journée, voire pour le trimestre.
Si trop, c'est trop (pico, oui, comme ça, c'est fait), on peut essayer de déloger l'indésirable en se forçant à en chantonner une autre qu'on préfère, comme "Oh you can't stand me now, you can't stand me now, you can't stand me now, you can't stand me now, oh you can't stand me now, you can't stand me now, you can't stand me now, YOU CAN'T STAND ME NOW !" de feu les Libertines, toute aussi lobotomisante, avec le même message désespérant, mais choisie, donc mieux tolérée.

Et puis il y a des musiques ancrées dans notre cerveau depuis si longtemps qu'on n'en a même plus conscience, c'est un peu comme notre langue, là, le bout de chair qui occupe toute notre bouche. Bon, si on n'y pense pas, on n'y fait pas attention, elle peut faire ce qu'elle veut, on s'en fout, tout est question d'âge et de limites, il est important d'en avoir préalablement parlé avec elle :
  • d'accord ou pas pour lécher les vitres (limite fixée vers 3 ans),

  • d'accord ou pas pour mâcher les chewing-gums consciencieusement récoltés grâce à une technique de décollage dont le secret est jalousement gardé, mais 'y a des p'tits cailloux qui restent collés quand même, c'pas grave, ça fait des crispy chouinegommes (limite fixée : allez, 6 ans)

  • d'accord ou pas pour sucer les cartouches d'encre, et faire, selon la couleur choisie, pipi bleu, pipi vert ou pipi rose (limite fixée : 10 ans ?)

  • d'accord ou pas pour introduire sa langue dans la bouche de, tu sais, c'est un secret, mais, tu crois que... tu veux pas aller lui demander ? (limite fixée : ça dépend des gens).
Bref, 'y a des p'tites musiques qui nous suivent partout comme notre langue, et sur lesquelles Freud pourrait peut-être nous éclairer avec sa Psychopathologie de la vie quotidienne. Par exemple on peut être rempli du Carmen de Bizet dont on bat la mesure sans s'en rendre compte, mais on est capable de l'écrire sur son blog parce que plusieurs personnes nous le font régulièrement remarquer.


Il y aussi une autre sorte de petite musique, presque mélodieuse, c'est la réplique.
On nous parle, il se passe un truc, et bim tac, la réplique s'impose, attendue, pas attendue, tout dépend d'où elle nous vient et si on la dit souvent.

Si on a des références mystérieusement rescapées d'un bide des années soixante-dix, et qu'on nous dit "Comment ça va ?", la réponse va être irrépressible : "- Comme-ci, comme-ci, comme-ci, comme-ci, comme-çaaa" (le succès a été court pour The Shorts).
C'est probablement l'illustration des dégâts que peut causer l'utilisation libre du mange-disque orange par un enfant saoulé de Bibi Phoque, Niels Olgerson et Chantal Goya, et qui trouve, là, au fond de la caisse, le 33 tours des Forbans, de CloClo et donc aussi des Shorts (les p'tits bras de la douce enfant ne lui on pas permis d'attraper ceux de Michel Sardou et de Frédéric François, tout en-dessous).
Dans cette situation, la probabilité de faire à son tour un bide est considérable (tiens, une idée de thérapie-régime à mettre au point : arrêter les bides permet-il d'en perdre ?)

Une grande championne du lavage de cerveau par la réplique, c'est la pub. Pour avoir grandi avec la télé (je pense être un phénomène rare), mais ne la consommant dorénavant plus qu'occasionnellement, j'ai trop souvent l'impression d'avoir des références depuis longtemps rattrapées par d'autres bien plus récentes chez les télévores. Et là encore, c'est le bide assuré.
Illustration : j'arrive alors que quelqu'un termine la réalisation de quelque chose, je trouve ça vraiment bien, ou alors bof, eh ben avec un ton ironique ou non, je vais forcément dire "Super chouette ! Comment vous faites ?" (ce qui est très con à dire à un enfant de 4 ans qui vient d'étaler son kinder fondu sur la belle nappe blanche de Maman).
Et ça me fait rire - au moins intérieurement.

Sinon, on peut être plus ou moins poreux aux répliques de films. 'Y en a qui connaissent par coeur des dialogues que, même s'ils sont tout droit tirés d'un film que j'apprécie beaucoup, je ne reconnaîtrais pas. Sauf les leitmotivs, je les retiens, et forcément, je les inclus dans le cinéma de ma vie. J'ai par exemple souvent recours au fameux "Qu'est-ce que j'peux faiiire ? J'sais pas quoi faiiire..." d'Anna Karina quand je m'ennuie et que j'ai sournoisement envie d'être contagieuse.

Et alors quand j'suis toute seule, à force, j'me parle. Ou plutôt je baragouine en tricotant du franco-anglo-italien qui ne veut rien dire, mais l'essentiel, c'est qu'ça m'chante.
Quand il fait chaud, forcément, je m'exclame "Questa Calda !", si une rencontre réoccurre (oui, parfaitement) en un laps de temps très bref, il y a du "Ancora Marcello !" dans l'air (au générique de début d'un Fellini, Otto e Mezzo je crois), tout ça inclus dans un anglais à l'accent cockney-texan fort prononcé pour plus de plaisir (ou français sans le savoir ;)
Inquiétant pour certains : si j'me sens toute mollassone Pepiti-Pepito et que je croise mon regard dans un miroir, je vais m'adresser à moi-même : "T'as un proooblème ?!" style racaille-De Niro-you're-talking-to-me ?!
Je répète la manip' trois-quatre fois, et voilà, je me marre, la greluche est repartie.

Tout ça, c'est en général.
S'y ajoutent toutes les évocations suscitées par des inhabitudes quotidiennes.
Si la serrure de la porte d'en bas refuse notre clef depuis deux semaines et qu'on est obligé de sonner chez la voisine - seule proprio à bord, en s'excusant mille fois de déranger (pour un truc que si elle, la voisine, elle étudiait sérieusement, il serait résolu par la venue d'un serrurier), il peut arriver de chantonner "et si en plus, 'y a personne", de Souchon.

Ah bah dis donc, c'est enfin fini !
Bon, toi alors, c'est l'Top 50 dans ta tête ? (et v'là l'générique du Top 50 qui déboule tu tu tu tulu tu tu tu tu tu tulu tututu)


Et maintenant, les commentaires





Le p'tit bleu de a n g e l...

moi non, j'ai une tête farpaitement vide, par conre j'ai une copine juke box, qui chante un truc pour chaque situation. Elle a de la chance d'être encore en vie.

Parce que se farcir toute la journée "you're beautiful" en boucle car elle a eu le malheur de la chantonner trois secondes, ça développe des envies meurtrières.

^^




Le p'tit bleu de Izard...

Ne vous plaignez pas : imaginez que vous viviez tout le temps avec un enfant en bas âge.

Et une matiné, vous bossez en fredonnant en même temps, au milieu de vos camarades de galère, pour vous rendre compte à midi que cet air-là est selon les cas :
- [a] le générique de Oui-Oui
- [b] la berceuse qui endore votre monstre
- [c] la musique dui accompagne le dernier jouet interactif offert par les grands-parents

Le pire, c'est quand un de vos collègues s'en aperçoit avant vous...




Le p'tit bleu de La gReLuChe...

"Oui-Oui, Oui-Oui, dans sa petite voiture jaune et rougeuh"
"You're beautifuuul, you're beautifuuul, it's true" (j'aime bien le "it's true", ça devient tout de suite très convaincant)
...
Lequel va s'incruster le premier dans ma tête aujourd'hui ?

(a n g e l > le baillonnage d'enfants, c'est bien, mais 'faut pas abuser, tu pourrais remplir ta tête de si jolis cris)




Le p'tit bleu de Izard...

Des amis à moi ont une théorie sur ces airs qui restent en tête. Ils appellent cela "la théorie de la chanson-écran".
Encore appelée parfois "le principe de la chanson-fétiche".

En gros, il s'agit d'avoir une chanson que l'on aime vraiment bien mais surtout qui revient très facilement à la demande. Du coup, elle permet d'écraser ces airs casse-pied qui hantent nos boîtes craniennes.

L'idée me semble intéressante, et dans mon cas, elle a longtemps fonctionnée, avec une version Live de "Join Together" des Who.




Le p'tit bleu de david...

C'est balèze ça, chanter une chanson en live.




Le p'tit bleu de Jyby...

David> le post d'izar est vraiment incompréhensible ou tu te drogues en plein après midi ?




Le p'tit bleu de La gReLuChe...

david > merci de casser mon commentateur le plus actif, même si ça m'fait rigoler, c'est pas très gentil >)
Et surtout C'EST MA NOTE QU'ON COMMENTE, pas les à-peu près d'un fan qui ne peut pas prendre le temps d'se relire tellement il est pressé de me témoigner toute l'adoration qu'il me porte.
Okaaay ?

Izard > même si c'que je viens de dire n'est pas tout à fait vrai, fais comme si... ça rendre p't'être David gentil... ?

Jyby > je pense qu'il se drogue. A mon blog :D




Le p'tit bleu de Izard...

Greluchette> Oh, je n'en suis pas à un commentaire près.

Et comme tu l'as déjà écrit, il n'est pas évident de bien interpréter ce que l'on lit (et de même il est difficile d'écrire sans ambiguités), surtout sur internet.

Davidette> ce n'est pas la chanson qui est "live", c'est la version de cette dernière interprétée par les Who. Mais c'est moins drôle, c'est sûr. Alors prenons ton interprétation.

Jybette> Tant qu'on écorche pas mon pseudo...




Le p'tit bleu de La gReLuChe...

La prochaine note sera peut-être dans les commentaires : j'essaie de poster depuis hier matin, pas moyen, Blogger n'arrive pas à me laisser rentrer chez moi.
Et pourtant c'était une note urgente !

Patience...




Le p'tit bleu de La gReLuChe...

Je suis toujours en vie, hein, c'est juste que je me cogne contre le mur du silence de blogger :

"Erreur. Nous regrettons de ne pas pouvoir traiter votre demande pour l'instant. Nos techniciens ont été informés de ce problème et vont s'efforcer de le résoudre dans les meilleurs délais."

Existe-t-il un meilleur délai qu'une semaine ?

Bon, pour te faire patienter, si tu connais pas, va chez Heidi la good idea la cop's d'a n g e l le dégel (on ne change pas un humour qui gagne), 'y a du jeu à t'en dénouer les noeurones :)
(c'était un peu le coeur du post prévu pour lundi dernier...)

Allez ouste, j'ai du travail mine de rien ;)




Le p'tit bleu de La gReLuChe...

Après Cali et Heidi, à moi d'en faire tout un cinéma.

Izard, c'est pour toi :)

Et pour toi aussi
et toi,
et toi,
et... ah nan, 'y a plus personne.




Le p'tit bleu de izard...

cool !




Le p'tit bleu de La gReLuChe...

J'ai refabriqué un blog de bois en attendant que celui-ci revienne en état de marche...

(Pas sûre que le RSS fonctionne bien)




Le p'tit bleu de jyby...

Hilarant, le film :)


01 mai 2006

Exercice de style ('y a du boulot)

[article original ici, avec les commentaires]

Lors de mes déambulations quotidiennes, j'ai l'occasion de traverser des quartiers très différents :
- le lundi, c'est Saint-Sulpice et Les Grands Boulevards
- le mardi, c'est Gambetta et Place des Ternes
- le mercredi, c'est Strasbourg-Saint Denis et Cadet
- le jeudi, c'est Belleville et les Halles
- le vendredi, encore Cadet et le Quartier Latin
- le samedi, c'est Champ de Mars
- et dimanche c'est où je veux.

J'aime bien ça, c'est une façon de faire du tourisme à Paris - une forme de tourisme assez spéciale, certes : je visite les boulangeries, les pharmacies, les supermarchés, les conservatoires de musique, les salles de danse, les jardins publics, les centres sociaux et... les stations de métro quand il le faut.

C'est un bon moyen de faire de drôles de rencontres.
Attention, je n'y range pas les entrées en matière charcutière à base de "T'es bonne", de "Eh, bébé, tu viens avec moi ?", de "On peut parler un peu ?" ou même les "Vous êtes charmante, mademoiselle" et autres "Très mignonne", interpellations qui nécessitent une réponse stratégique toujours appropriée pour éviter d'entendre hurler un petit "SALOPE !" ou "GROSSE PUTE", très faciles à porter.

Cette semaine a été l'occasion de deux rencontres de hasard.

La première, c'était mercredi soir. Alors que j'arrivais au Grand Rex (que je voulais longer pour descendre vers la rue Montorgueil) j'ai reconnu l'attroupement des grands jours. Rapport à la promo éclair de Tom Cruise ? Pas sûr : la foule n'est pas banale, beaucoup d'Indiens, malgré la proximité du Passage Brady et alentours. Je demande alors à l'un d'eux ce qu'il se passe : c'est la sortie du film Veer-Zaara, et tout le monde attend les acteurs superstars.
Je serais bien restée, c'était chouette, mais j'avais rendez-vous plus loin...

Autre rencontre alors que je sortais du métro Château d'eau : Norbert me tends une petite plaquette que je connais par coeur, et je lui dis "Non merci, je n'en ferai rien" avec un grand sourire (il est sympa Norbert). C'était une promo chez un des coiffeurs afro de la rue. "- Mais si, réplique-t-il, tu peux te faire des rajouts ou des tresses, ce serait joli !". Je suis sceptique, et je m'en vais chercher une petite au Conservatoire du Xème... il me suit, tchatche à fond, ça me rappelle le Burkina Faso :)

Du coup, je me suis amusée ici et ...
Si j'étais noire, quelle tête j'aurais ?
Et quelle coiffure je choisirais ?



La top classe sophistiquée



ou



la 80's funcky Jackson touch ?








Et maintenant, les commentaires





Le p'tit bleu de Izard...

Et ce film indien, "Veer-Zaara" ? T'en as entendu du bien ? Je ne sais pas si je me fierais à France Cultutre pour choisir d'aller le voir, mais n'est-ce pas justement un travail de Greluche ? Si ce n'est pas un appel du destin... A tous les coups, si tu ne vas pas voir ce film et que tu ne le commentes pas sur ton blog, il t'arrivera les pires malheurs du monde.

P.S. T'as été au Burkina Faso ? Faudra bien un article pour raconter cela un jour.




Le p'tit bleu de La gReLuChe...

J'ai vu un seul film indien dans ma vie (j'ai oublié le titre), et justement, c'était au Burkina, ciné en plein air, les salamandres qui se baladent sur l'écran... le spectacle était en fait dans le public : les gens pique-niquent, taillent des objets, discutent, téléphonent, et accessoirement suivent le film (on le reconnaît aux sifflements quand les méchants sont méchants et aux applaudissements quand les gentils vainquent).

J'irais bien le voir ce film, comme j'aurais bien vu Devdas... après, 'faut l'temps (3h), donc pas maintenant !

PS : Le Burkina comme Veer-Zaara, ce sera donc à l'occasion :)




Le p'tit bleu de a n g e l...

en fait je dirai plutôt le deuxième look hein ;)

ceci dit comme film indien que je trouve très chouette il y a Lagaan. Absolument superbe et passionant (et oui on remue des fesses pendant le film aussi)




Le p'tit bleu de La gReLuChe...

Je crois que je vais me pencher sérieusement sur la question alors - des films indiens, hein, pas de ma transformation de peau (Michael Jackson ne présente pas de résultats très probants en la matière).

Et merci pour le conseil beauté, j'ai pas du tout l'impression que tu serais typiquement le genre à conseiller le régime tout gras "j'te jure, ça marche nickel" à une pseudo pote :p




Le p'tit bleu de Izard...

Que se passe-t-il si l'on prend la dernière des 2 photos, qu'on lui met des cheveux droits un peu longs au lieu des frisettes (avec le WEB de coiffure en lien dans l'article), et qu'avec le "Morpher" (toujours en lien dans l'article) on en fait une caucasienne ?




Le p'tit bleu de La gReLuChe...

Il se passe que je suis satisfaite du résultat : très loin de la réalité, j'échappe à ta traque du mercredi soir :p




Le p'tit bleu de Izard...

:) tu l'avais testé avant ?! Alors là, je suis estomaqué : Machiavel n'a qu'à bien se tenir ! A moi l'idée ne m'est même pas venue, il a fallu qu'on me l'a souffle.

Honnêtement, ce genre de manip' m'a l'air bien fatidieux, quand même.




Le p'tit bleu de La gReLuChe...

Meuh nan, j'ai vérifié après ton commentaire, en m'disant qu'j'étais une sacrée greluche à prendre de tels risques de dingue sur un blog où à peu près trois personnes s'échouent régulièrement...
Et pis ouf, rien à voir :)




Le p'tit bleu de La belle bleue...

Merci pour l'adresse du site de morphing. Je me suis bien amusée et je l'ai mise sur mon blog. Moi en noire, ça donne rien de bien, mais en indienne ou en cambodgienne ou en garçon ou en vieille dame, c'est plutôt pas mal.
(PS : il n'est pas 3 heures de l'après-midi, il est minuit et 1mn.)