28 avril 2006

Crash test : try again

[article original ici, avec les commentaires]

Hier soir, toujours en rade de quoi que ce soit d'intéressant - et de décent - à te dire, j'ai entendu une voix. J'ai éteint la radio, et plus rien. Mince, j'm'imaginais déjà (pas mince, non, je laisse Martin lutter pour des rêves qui en valent la peine) me voir proposer de faire une pub pour de l'eau (et de l'argent) en mettant mes chaussettes ou mes bas (allez, trois googleurs vicieux tombés dans l'panneau, trois !).
Après cette grosse déception, j'ai inspiré un grand coup, et l'inspiration m'est venue : "Ma p'tite greluche, 'y a un film majeur que t'as pas vu, un film d'actualité, tout juste sorti en dvd, alors tu vas arrêter de snober les trucs dont tout le monde parle, tu vas bosser un peu". Direction le videoclub, et ô miracle, le dernier exemplaire m'attendait là, sur son étagère "Nouveautés". La poisse, j'allais donc devoir le regarder...

Une demi-heure plus tard, débarbouillée, crémée, pilule avalée, pyjama enfilé, et l'infusionnière à portée de main, je me glissai dans mon lit pour assister à une séance privée de Collision de Paul Haggis (2004), ou vingt-quatre heures de la vie d'une quinzaine de personnes suivies rétrospectivement à l'occasion de l'enquête sur un meurtre à Los Angeles.

J'te promets, j'avais réuni les meilleures conditions pour passer un bon moment, mais la pilule n'est pas passée (j'ai laissé mon gynéco tranquille : l'oeuvre n'étant pas très féconde, j'pense pas qu'il y ait risque de grossesse, ouf).

C'est quoi mon problème ?
C'est le sujet, ou plutôt la façon dont il est traité, dans le fond et dans la forme.
Ou c'est que je n'ai rien compris au film, auquel cas n'hésite pas à m'expliquer ce que j'aurais dû comprendre pour y voir un chef d'oeuvre.
Le thème central, c'est la peur de l'autre, et particulièrement de l'étranger. Le racisme, quoi, mais pas comme idéologie, plutôt comme forme de pensée acquise suite à de mauvaises expériences ou pire, par intériorisation d'idées-reçues trop souvent entendues.
Belle idée, qu'Haggis présente sous la forme d'un chassé-croisé entre les plus beaux spécimens du melting pot américain, la foire aux "minorités" (le sont-elles vraiment aujourd'hui ?), avec une thèse hallucinante par son opposition au fameux manichéisme américain : il n'y a pas des gentils Blancs et des méchants Benetton, non, c'est plus compliqué, en vrai, si on réfléchit (au moins 3 minutes 40), les parts d'ombre et de lumière coexistent en chacun de nous - le cinéphile expérimenté remarquera la subtile photo, sombre quand c'est pas bien, et d'une blancheur émail diamant quand il faut légèrement surligner en gras le "très bien, pourrait pas mieux faire".
La morale de l'histoire, comprise au bout de dix minutes grand maximum, c'est "A bas les préjugés raciaux". Mais comme le réalisateur veut être sûr de faire passer ce message à caractère de révélation, vas-y que j'te le dis et redis, à la sauce blanche, noire, latino, orientale, asiatique, assaisonnée d'hommes et de femmes, de petits, de grands et de vieux, de riches et de pauvres, de bien-portants et de malades. Saler, remuer, c'est prêt !
C'est indigeste.

Si dénoncer un problème d'une telle envergure est important, il faudrait aussi pouvoir apporter des pistes de réflexion, à défaut de solution toute prête.
Là, ce qu'on nous dit, c'est que étranger = peur = instinct de défense = attaque potentielle (intimidation) = humiliation = colère = erreur de jugement = paranoïa = peur, et c'est reparti pour un tour, jusqu'à c'que ça explose.
Alternative observée : la résignation, qui ne suffit pas toujours à apaiser la haine.
Et donc ?
A part un manteau pare-balles magique, je n'ai rien vu qui puisse désamorcer cette petite bombe à retardement.
Pas même la proposition, certes banale mais que je crois efficace, du dialogue.
Forcément, l'homme a peur, il a toujours eu peur et il aura toujours peur, à commencer de ce qui le menace directement : l'autre lui, le différent. L'Autre, c'est celui qui l'oblige à sortir de soi-même, à s'éloigner de son cocon "moi-même", avec le risque (pour les plus trouillards) de ne pas pouvoir retourner à soi (de mourir, quoi)... Bonjour l'angoisse.
C'est pour ça que les personnes qui cherchent à s'intégrer à tout prix, les résignées, ne sont pas forcément les mieux loties : pour elles, s'intégrer c'est se désintégrer.
Non, l'intégration ne doit pas être orientée vers un lissage à tout prix qui entraîne la méconnaissance de l'autre, mais vers une harmonisation des différences, une reconnaissance qui passe par le dialogue. Et pas seulement les mots, la paroles : le film présente un bel éventail d'insultes ethniques en tous genres qui n'amènent pas à mieux se connaître...

En s'arrachant les cheveux (je suis chauve, maintenant, c'est malin), on peut deviner la métaphore de la fermeture et de l'ouverture à travers les scènes de changement de serrure : la peur du "Perse", et aussi de la riche Blanche pousse à se fermer au monde extérieur et empêche d'entendre la bonté de l'autre (le serrurier qui lui conseille de changer sa porte) ce qui aboutit à l'effraction, alors que l'ouverture à l'autre (la porte tantôt ouverte, tantôt fermée, par l'un et l'autre) permettrait d'apaiser le climat de tension et de mieux vivre ensemble.

Plus évident (?), le parallèle entre la scène de l'accident de voiture de la femme du réalisateur de série pour Noirs, où vient tenter de la sauver le même policier qui, la nuit passée, l'avait fouillée de façon humiliante lors d'un contrôle routier, et les relations américano-irakiennes : après un embargo irakien interminable orchestré par les Etats-Unis, ceux-ci attaquent le pays de Saddam Hussein et arrivent en libérateurs (pas trop tôt) d'un peuple jusque là démuni à cause d'eux.
Doit-on comprendre que la "race" déterminera les relations humaines tant que l'homme s'y soumettra, comme le dictateur a tenu le peuple jusqu'à ce qu'il s'en soit libéré ?
Alors comment se libérer du racisme ?

Le problème est complexe, et le tort d'Haggis, à mon avis, est d'avoir souhaité le traiter de façon quasi exhaustive le temps d'un film.
Ce format est beaucoup trop court, il ne permet aucune analyse en profondeur, et c'est finalement en voulant égratigner les préjugés xénophobes qu'il se retrouve à réaliser une caricature de chacun des personnages, à forcer le trait (craignait-il d'être accusé de racisme s'il n'exagérait pas énormément toute scène d'altercation interculturelle ?).
La très bonne intention de départ n'est pas assez creusée, et malgré des efforts de forme, des idées intéressantes, le film ne tient pas debout, on n'y croit pas.
Par exemple, le côté chorale de tous les personnages dont on fait trop vite le tour, que l'on quitte, que l'on retrouve, que l'on quitte à nouveau, que l'on retrouve finalement, cette construction rythmique aurait pu maintenir le spectateur intéressé, mais le rythme est monotone, et on finit par s'ennuyer à force de voir se répéter le même scénario dans toutes ses déclinaisons culturelles possibles.

Autre point gênant : la violence du film. Non pas que la violence soit un problème pour moi, si elle a un sens, pourquoi pas. Mais là, les quelques scènes de violence sont "réparées" après-coup, ce qui fait qu'on ressent toute la violence d'une scène qui n'est pas seulement suggérée, et qu'une fois le sentiment d'horreur suscité, on apprend que c'était une feinte, tout le monde va bien (sauf pour le meurtre central) :
  • la Blanche qui échappe à la tétraplégie suite à sa chute d'escaliers,
  • la Métisse sauvée in-extrêmis d'un accident de voiture,
  • la fillette même pas touchée par une balle tirée à un mètre d'elle,
  • l'Asiatique fauché par un 4x4 et qui s'en sort bien.

Haggis n'assume pas ou quoi ?

A cela s'ajoutent des plans proprets comme une série du dimanche après-midi, et une musique mal appropriée : le mélange d'inspirations traditionnelles, orientales, sirupeuses accompagnant des scènes dramatiques pourrait être un exercice de style, mais trop, c'est trop, ça fait penser aux novelas alors que ce n'est manifestement pas le genre de la maison.

En somme, c'est un film de scénariste qui a trouvé LE thème salvateur pour séduire une Amérique engluée en mal de rédemption.
Le racisme, c'est le Mal.
Et j'ose le reprocher (par contre, je ne fais pas de croche-pieds aux vieilles dames).

Non, franchement, n'aurait-il pas été plus intelligent de faire un film à partir d'un très bon scénario, avec un réalisateur moins scolaire, et au casting comme dans la vraie vie : multi-ethnique (je ne parle pas de quotas) ?
Si les producteurs osaient faire ce grand saut, les acteurs de toutes origines auraient droit à autre chose que des rôles dont la condition première est la couleur de peau. Et l'image ferait reculer la xénophobie.
Au lieu de ça, on a un film sur le racisme, avec un casting hors du commun, qu'il fallait oscariser parce que quand même, c'est gonflé (quoiqu'il manquât des Vahinés).
Alors oui, je suis déçue d'avoir vu ce film, je pensais qu'un Oscar, c'était une récompense artistique et pas politiquement correcte.
Mon évaluation : Collision* (j'en aurais peut-être mis une deuxième si on n'avait pas fait tout ce raffût)

Pour couronner le tout, j'apprends que Paul Haggis est le scénariste de Million Dollar Baby, Oscar 2005. Je ne l'ai pas vu, je projetais de le faire, je ne sais plus : je n'ai entendu que de bonnes critiques, mais me voilà à mon tour avec un a priori négatif... je devrais sans doute ouvrir le dialogue avec :) .



Et maintenant, les commentaires





Le p'tit bleu de a n g e l...

ok un film que je ne verrais pas alors

par contre million dollar baby, si je pmuis me permettre, c'est quand même achement bien, mais bon faut prévoir les kelenexs, enfoiros d'eastwood tiens.




Le p'tit bleu de La gReLuChe...

C'est clair que Clint est un gage de qualité...




Le p'tit bleu de Izard...

Enfin, "Clint est un gage de qualité"... quand il le veut bien. Parceque Space Cowboys, c'est pas Mystic River.




Le p'tit bleu de La gReLuChe...

Et toi, t'as vu Million Dollar Baby ?
C'est tip top comme tout le monde dit ?

J'ai pas vu Space Cowboys, par contre, Mystic River**** est proche de la perfection, c'est vrai :)




Le p'tit bleu de izard...

Nan, je n'ai pas vu Million Dollar Baby (j'ai vu The Million Dollar Hotel, mais on est très loin de la catégorie de films dont on parle sur ton blog - en fait, il ne doit pas y avoir le moindre rapport, juste une vague homonymie :) ).

Cela dit, mes goûts sont assez "pop" (en matière de cinéma), donc mon avis pour ce qui est de considérer un film comme "tip top" ou pas, il n'engage que vraiment que moi.

Exemple : j'ai beaucoup (vraiment beaucoup) aimé La Vie Aquatique. Pourtant, on est très loin de Mystic River. Ou bien Sonatine (celui de Kitano). Pas des oeuvres majeures, pourtant placées bien bien haut dans mon panthéon personnel.



P.S. J'ai même pas vu "Deer Hunter", en vrai.



Le p'tit bleu de brother_jean...


The Million Dollar Hotel, tip top



Le p'tit bleu de La gReLuChe...


Mouais... pas tres bien vieilli je trouve - ou pas mon genre.
Mais pas mal :)


27 avril 2006

Tu causes, tu causes, c'est tout c'que tu sais faire

[article original ici, avec les commentaires]

J'aurais bien aimé écrire un truc pour toi ce soir, mais je n'ai rien d'intéressant à dire.
Si tu rétorques que rien d'intéressant n'a jamais été écrit sur mon blog, tu me navres : c'est l'évidence même (de l'art de couper l'herbe sous le pied).

Sauf tes commentaires, ils sont vraiment très intéressants.
Dès que quelque chose d'affolant traverse ma tête ou ma vie, je t'en fais part, n'aie crainte.
Il sera alors peut-être question d'ourlet à faire, de verrue plantaire ou que sais-je, de jus d'orange renversé... tout arrive à qui sait attendre.

Sur ce bien l'bonsoir, j'ai passé une super trop bien soirée avec deux personnes que j'apprécie inversement proportionnellement au nombre de fois où l'on s'est vus, je suis repute de plaisir et je vais faire de beaux rêves.



Et maintenant, les commentaires




Le p'tit bleu de Izard...


"repute", vraiment ?

Qu'en dis M. Larousse :) ?




Le p'tit bleu de M. Larousse...

Il diT que la conjugaison s'apprend comme l'orthographe.




Le p'tit bleu de izar...

yep. d'où le smiley :)




Le p'tit bleu de La gReLuChe...

Madame Labrune est repute parce qu'elle trouve ça drôle (même si en vrai, retomber dans la déchéance, c'est triste).
Parfois, elle rencontre Monsieur Larousse qui fait rien qu'à dire qu'on sait pas écrire, et ça la fatigue, à la fin, elle est complètement crevette.

(dans le prochain épisode, elle découvre que la véritable identité de Monsieur Larousse n'est autre que Larusso, la mère du p"tit Robert)




Le p'tit bleu de Izard...

Ok, on va dire que c'est compris.

Cela dit, te plaints pas, tu t'attendais à quoi comme commentaires à propos d'un post pareil ?




Le p'tit bleu de La gReLuChe...

Bon ben tant qu'j'suis crevette, j'commente plus mes commentaires : même mes blagues ne sont pas comprises.
On est où là ? Chez moi ?
Alors interdit de pas être content ou de se plaindre (sauf si la voisine du dessus fait un peu trop de bruit en frappant ses enfants).

Ok ?

Et hop, lancer d'bisous :*




Le p'tit bleu de M. Larousse...

Dis-donc Izard, elles sont faites exprès les fautes ? Parce que moi sans smileys je ne comprends pas.

Au passage, Mme Labrune ne trouve pas spécialement drôle "proportionnellemnt" ;)




Le p'tit bleu de La gReLuChe...

Et voilà :)

Mais on a droit aux fautes quand même, si c'est pas de la négligence irrespectueuse. Je pense (des fois).

Izard, tu peux rester :)
M. Larousse, j't'attends au tournant avec un tractopelle, eh eh :p


23 avril 2006

Carnet de voyure

[article original ici, avec les commentaires]

Ca faisait belle lurette que tout le monde m'en parlait, et j'ai fini par le voir ce film. J'ai mis l'temps : j'aime pas me sentir forcée, forcée de le voir, forcée d'aimer, forcée d'en parler.

Je l'avais trouvé oublié sous le lit de mon frère, je sais qu'il avait adoré, il m'avait déjà dit "il est excellent ce film, vraiment, il faut que tu le voies, j'te l'prête, tu m'le rends quand tu veux". Alors je l'avais oublié un peu exprès.
Mais la semaine dernière, il n'y avait personne. Sauf Newton, mon frère à poils, mais il ne parle pas, c'est le chien-chien à sa Maman (et à la mienne aussi).
Alors je l'ai pris.
Et puis hier soir, comme un samedi soir, un peu fatiguée d'avoir joué à l'homme préhistorique dans le bac à sable, j'me suis souvenue que non, il ne me restait pas qu'à dormir, que je pouvais très bien enfin voir ce film. C'est moi qui ai décidé, et ça a suffi à faire voler les a priori négatifs :).

Bon, la greluche, tu t'grouilles ? C'est quoi ce film ? >o

Ce film, c'est Carnets de voyage de Walter Salles (2003). Généreusement, je lui mets **, mais j'en décrocherais presque une. C'est un beau film, road-movie d'apprentissage, l'Amérique Latine est belle, les gens sont gentils, les deux héros - Fuser (le futur Che) et Granado (le bouffon) - sont attachants de maladresse, d'humour et de bienveillance, MAIS.
Mais les bons sentiments ne suffisent pas à faire un film de grande qualité. On donne à voir, mais on n'y dit pas grand chose. J'ai eu l'impression que Salles s'était contenté de raconter ce qu'il avait pu lire dans les carnets d'Ernesto Guevara (que je n'ai pas lus), comme si le "pour de vrai" allait donner toute sa profondeur à un scénario quasi documentaire.

On reproche parfois un certain parti pris aux films inspirés de faits réels. Pour peu que cette partialité soit clairement annoncée, voire que le réalisateur se montre ouvert au débat, ce qui finalement amène les spectateurs à s'informer, réfléchir et se forger une opinion personnelle, ça me va. Dans le cas contraire, on pourrait presque parler de film de propagande, en tout cas d'attrape-nigaud.
Là, rien.

Ce rien me fait penser au Cercle des poètes disparus (de Peter Weir, 1989, mais franchement, on s'en fout), de la philosophie-poudre aux yeux rejointe par le drame de l'adolescence et noyée dans les larmes qu'on nous somme de verser. Celui-là, je ne lui mets pas d'étoile, 'faudrait p't'être pas déconner !

Non, Carnets de voyage est un joli film qui ne donne pas assez, qui se contente de ce qu'il est au lieu de présenter une fenêtre didactique un peu plus fine que les deux p'tites scènes nous ramenant dans l'Histoire : oui oui, il s'agit bien de Che Guevara, un homme qui se donne les moyens (armés) de ses idéaux, qui, six ans plus tard, va mener la Révolution cubaine avec son pote Fidel Castro... C'est pas beaucoup six ans.
Là, on s'attend plus à c'qu'ils aient un accident de moto devant chez les Ingalls : pendant que Caroline leur fait des pancakes (c'est Monsieur Olson qui lui a filé la farine, mais chuuut, Henriette n'est pas au courant), que Charles répare l'engin pour en faire une Harley Davidson 1897 et que Laura et Marie font des galipettes dans la prairie, Ernesto et Alberto convertissent Nelly la peste à l'art d'aimer les autres.

C'est dommage parce que c'est très bien joué (même si un peu plat du fait du scénario).
Ici, je veux attirer ton attention sur Gael Garcia Bernal. C'est lui qui joue le Che !!!
Je mets des !!! parce que je savais pas avant de voir les premières images du film (et !, surtout quand on en met plein, ça veut dire "what a surprise" qu'on peut assortir de !!!).
Oui, je sais, pas la peine de me crier dans les oreilles, il est au premier plan sur l'affiche. Et l'affiche, c'est quoi ? C'est un dessin (un truc dans l'genre), donc ça ressemble, mais c'est pas. D'acc' ?

Tout ça pour dire que ce p'tit gars entre dans la catégories des mecs sexy, et chez moi, cette catégorie n'est pas très remplie. Le mec sexy peut vite basculer dans la catégorie pauv'type s'il est trop prétentieux, sans humour, drogué, volage, etc.
La mise à jour est assez régulière par de rapides coups d'oeil ici et .

Exemples :
  • Alain Delon dans L'Eclipse**** d'Antonioni (1962) et Le Guépard**** de Visconti (1963) est plutôt pas mal. Mais il a vite pris la grosse tête, et puis maintenant, il est bon qu'à jouer des rôles de vieux méchant libidineux ;
  • Jean-Paul Belmondo dans A bout de souffle*** et Pierrot le Fou**** de Godard (1959 et 1965) est carrément sexy. Ca l'fait moins avec deux chiens dans les bras ;
  • Robbie Williams n'est pas canon, mais il a un truc, et puis il dit que des conneries en interview, c'est un rigolo Willy. C'est p't'être aussi la coke (quoique j'ai entendu dire il y a d'ça quelques mois, qu'il voulait arrêter les conneries et trouver une femme qui l'aimerait pour ce qu'il est et pas pour son fric) ;
  • Hugh Grant était touchant dans Quatre mariages et un enterrement**(*) de Newel the unknown (1993) mais fallait pas tromper Liz Hurley avec une *pute* (pardon).

Je n'te cache pas que Gael, j'l'avais déjà repéré dans La mauvaise éducation**** d'Almodovar (2003), et ça faisait tout bizarre de trouver un homosexuel travesti aussi attirant, on est un peu obligé d'se limiter dans ses rêves...
Mais heureusement, il y a Glamour, plus précisément, le numéro de Février 2006 (#23 pour les archives), et sa double page. Je suis désappointée : toutes les filles l'ont repéré, dois-je en conclure que j'ai des goûts conventionnels ? Ouiiiiin-hin-hin !
L'interview n'est pas très confrontante, mais je retiens :
"Vous ne pouvez pas ignorer que vous plaisez autant aux filles qu'aux garçons...
- C'est vrai, j'aime les filles. Passionnément. Pourtant, dans les soirées, je n'arrête pas de me faire draguer par des mecs et je dois déployer des efforts surhumains pour faire comprendre aux filles que ce sont elles qui m'intéressent [...].
"

Potentiellement, je lui plais.
Mais depuis deux mois, toutes les filles savent qu'elles peuvent lui plaire.
Et même si Monsieur dit qu'il n'est pas doué avec les filles, d'après CanCan Mag', il a passé un p'tit bout d'temps avec Nathalie Portman, la fille la plus moche et la plus débile du monde, non ? Non.

Ok, je reviens sur terre, Gael Garcia Bernal est un bon acteur mexicain de 28 ans, avec beaucoup de sex-appeal. Autant dire qu'il est sur une pente glissante.

Gael, je te quitte.
Mais je t'attends quand même (je suis passée maître dans l'art d'attendre. Tu veux qu'j't'apprende ? Attends...).

En août 2006, AlloCiné nous apprend que sortira le nouveau film de Michel Gondry (oh la la), La Science des Rêves avec Gael Garcia Bernal comme favori du marchand de sable, entouré de Charlotte Gainsbourg et Emma Decaunes (à laquelle vais-je devoir m'identifier pour avoir des bisous ? - oui, je prévois qu'il y aura des bisous dans ce film). Et aussi Alain Chabat.
Bah voilà, j'ai peur d'être déçue maintenant.

Vite vite, on oublie, et on accueillera le film comme une sacrée surprise.
Oh, pis j's'rai pas là à sa sortie.
Bo, j'attendrai la sortie dvd, j'l'aurai un peu plus oublié.
Parfait.
I'm the Queen of the forget-it-all plan. Call me Imer, Elsa Imer.

(Je désespère de faire moins long)



Et maintenant, les commentaires





Le p'tit bleu de a n g e l...

plus c long plus c bon

^^



Le p'tit bleu de Izard...

Pour en rajouter une couche sur ce Gael (qui porte un nom celte, vous aurez noté, c'est amusant pour un mexicain), il a un grand mérite (en plus d'être mignon - mais là je laisse les autres juges - et une dose non négligeable de charisme) : il est cinéphile.

Il a notamment décidé de rester "basé" au Mexique, afin d'apporter son aide (financière et jeu d'acteur) au cinéma mexicain laminé par son voisin nord-américain, mais ayant pas mal de potentiel ai-je entendu dire (cf. le cinéma argentin - par exemple "Neuf Reines", mai si j'ai aimé, notre Greluche va dire que c'était nul et mérite à peine une étoile pour être sympa car l'Argentine a besoin de soutien).

C'est-y-pas gentil ?




Le p'tit bleu de La gReLuChe...

Pas mal l'analyse psychologique de la contradiction à tout prix :)
Je m'en vais donc te contredire : je ne mettrai pas d'étoiles à Neuf Reines, vu que j'l'ai pas vu. Ah ! (mais je n'en ai entendu que du bien).

J'suis pas très à jour côté cinéma sud-américain, j'ai bien aimé L'Ange exterminateur de Bunuel (période mexicaine) par exemple, ou La Cité de Dieu de Meirelles, mais je rechigne à voir The Constant Gardner...
Ah, et aussi le curieux Fils d'Elias, de Burman. Intéressant on va dire.

En tout cas, je trouve qu'être cinéphile, pour un acteur, c'est assez extraordinaire.
Pourquoi est-elle aussi chiaaaaante ?!




Le p'tit bleu de La gReLuChe...

Telle une greluche, j'ai oublié de tout commenter...

Alors donc je voulais dire que Gael est bien un nom celte (Gaël), mais que si on y réfléchit bien en se tirant les cheveux, c'est logique : qui c'est qu'a raboulé au Mexique en massacrant tous les Indiens ? C'est les Espagnols. Et l'Espagne, elle fait partie du monde celtique, eh ouiiiii.
C'est qui la plus forte ?

Angel>tu es si gentille, je te fais un bisou qui fait du bruit dans ton oreille fraîchement débouchée. MMMmmmm :)




Le p'tit bleu de izard...

Pour le coup du prénom celte, c'était juste pour te permettre d'étaler ta science, et m'en moquer après : hum hum "Oh l'autre, comment elle se la joue genre "Moi le monde celte, je connais, et l'Espagne aussi" ! Elle peut pas s'empêcher de faire comme si elle était chez elle sur ce Blog.".
[J'avais essayé avec le cinéma sud-américain, mais mon vil plan est tombé à l'eau.]

Plus sérieusement, des acteurs cinéphiles, encore vivants, t'en connais beaucoup ? Allez, je commence une liste, mais à mon avis, on va s'arrêter bien plus vite qu'une recherche "Actor" sur IMDB.
- Jodie Foster
- le héro de Vinvin, Clint Eastwood
- Georges Clooney
- ...




Le p'tit bleu de La gReLuChe...

Ok, je voyais c'que tu voulais dire par "cinéphile", t'inquiète, c'est juste que j'aime bien pinailler :)
Alors on continue :
L'évidence :
- Robert De Niro
- Al Pacino
- Jack Nicholson
Voire :
- Kristin Scott Thomas toujours ?
- Nicole Kidman des fois
- Kirstun Dunst essaye bien
Puis en traversant l'Atlantique (j'suis nulle en ciné américain):
- Mathieu Amalric (forcément, il intervient Au cinéma l'après-midi sur France-Cul
- Emmanuelle Devos les yeux fermés
- Valeria Bruni-Tedeschi à suivre
- ...


20 avril 2006

Sade et Vian, comment ça, déviants ?

[article original ici, avec les commentaires]

Ici, c'est chez moi, mais c'est aussi portes ouvertes.
Comme chez moi, j'ai envie de mettre mes idées en p'tite culotte (pour le pervers aiguillé ici par Google, t'es content ?), mais comme ailleurs, je suis tentée de les emmitoufler dans une tenue qui n'attire pas trop l'oeil - du moins la méchante critique.

Aujourd'hui, j'me sens cap' d'être méjugée (et pas forcément mal jugée), et j'ose avouer un truc de dingue, un de mes rêves les plus fous : ce matin, j'me suis réveillée bien embêtée parce que j'arrivais pas du tout à organiser l'emploi du temps de Jean-Paul qui partait en Chine c't'aprèm'.
Jean-Paul Sartre.
Oui, j'étais Simone de Beauvoir.

C'est la première fois que je rêve que je suis elle, mais depuis longtemps déjà, elle est dans ma tête.
Je précise, j'suis pas militante féministe, je n'ai pas lu Le Deuxième sexe.
Non, c'est juste qu'il y a 5-6 ans, je suis tombée dans sa vie, j'ai lu par hasard ses Confessions d'une jeune fille rangée, et puis j'ai enchaîné avec La Force de l'âge, La Force des choses I et II et Tout compte fait.
En quelques mois, elle était devenue une bonne copine, elle m'avait présenté ses amis, elle m'avait raconté ses voyages, elle m'avait conseillé des livres, des films, des artistes, elle m'avait fait voir d'un oeil neuf les endroits vieux de quelques décennies où je trainais.

J'ai dû rêver d'elle parce qu'en y réfléchissant, les derniers livres que j'ai lus avaient elle comme point commun :
- J'irai cracher sur vos tombes*** de Boris Vian, qui a rencontré Sartre et Beauvoir juste après guerre, et dont Simone raconte les bons moments passés avec lui et sa première femme dans les boîtes de jazz de Saint-Germain-des-Prés
- une nouvelle du Mur de Sartre (1938), "L'enfance d'un chef"***
- et Le Soleil se lève aussi**** d'Hemingway, auteur et ami qu'elle appréciait énormément, et qui décrit ici très précisément la vie parisienne des années 20.

Et puis aussi, la semaine dernière, j'ai vu la bande-annonce d'un téléfilm sur le couple Sartre-Beauvoir - que je n'ai pas voulu regarder pour ne pas m'énerver devant l'inexactitude de l'adaptation. J'suis un p'tit peu bornée des fois...

Voilà. Normalement, à peu près "tout le monde" a déserté les lieux...
Je peux donc faire à ma guise un rapide passage en revue de ces trois bouquins.

Celui de Jipé, il m'a fait sourire, quel coquin celui-là, rololo non mais vas-y que j'me moque de la bourgeoisie, de la psychanalyse, des Surréalistes et de l'Action Française. J'ai eu l'impression qu'il se foutait un tout p'tit peu de la gueule de Proust, Gide, Breton, Drieu la Rochelle, etc.
Ca se lit vite, facilement, c'est bien.


Hemingway, je l'aime.
C'est ça l'avantage de ne m'intéresser qu'aux morts : je NE PEUX PAS être fan. J'échappe ainsi à Obispo, et je m'en félicite.
Je n'avais jamais lu un seul livre de lui jusqu'à la semaine dernière, même pas Le Vieil Homme et la Mer comme tout petit 6ème qui se respecte.
Il avait 27 ans quand il a écrit ce troisième roman (1926), et ça me scotche. Son héros comme lui aimait bien le whisky aussi.
Son style épuré, direct, n'en restitue pas moins avec finesse les caractères des personnages, qu'on pourrait trouver rustres, paumés, alcooliques si on les rencontrait, mais qu'il nous montre sous l'angle de la fraternité et de l'amour. Qu'un homme, un vrai, à cet âge-là, ait ça dans les tripes, ça me donnerait presque envie de croire que les mecs bien, ça existe, pour de vrai, même à la longue (mais on est en 2006).

Enfin, Boris Vian.
De lui, j'ai d'abord connu L'écume des jours, ouh la la, mais ça remonte à loin, en le relisant il y a 2-3 ans, j'me suis rendue compte que le première fois que je l'avais lu (en 5ème je crois), ben j'avais pas pigé grand chose, enfin je n'avais pas saisi la poésie simple et délicate de ses mots. Plus tard, j'ai découvert ses chansons, et il y a quelques années, j'ai été captivée par une émission entièrement consacrée au rôle qu'il a joué dans l'introduction du jazz en France.
Mais dernièrement, c'est de Boris Vian/Vernon Sullivan que j'ai fait la connaissance.
Et Vian, dans les dents.
Ok, ça s'appelle J'irai cracher sur vos tombes, c'est pas un titre d'enfant de coeur. Mais j'm'attendais pas à ça du tout. Bonne surprise, donc. De jeunes Américaines en mini jupe, de l'alcool, du sexe, de la violence et... de l'humour, tout c'que cherche TF1, en plus soft.
Et oui, à peine sorti, en 1947, aussitôt décrié, un succès, et la censure pour atteinte aux bonnes moeurs. L'affaire est portée en Justice, et on apprend que cet écrivain américain dont Vian dit être le traducteur - et quel traducteur : ça lui donnera l'occasion de traduire Chandler, Cheyney, Caine... - n'est autre que lui-même.
Les gros malins l'avaient deviné, 'y avait des pistes il paraît. Toujourzetil que le pastiche est réussi.

Par contre, si l'envie te prend de le lire, ne fais pas comme moi, évite de le laisser traîner. Une petite que je garde (12 ans, son premier soutien-gorge) a lu ce passage, avant que je réalise ce qu'elle était en train de faire :
    "Elle s’est allongée par terre ; je l’ai prise, là, tout de suite, mais sans me laisser aller jusqu’au bout. J’ai taché de me calmer, malgré ses sacrés mouvements de reins ; je suis arrivé à la faire jouir avant d’avoir rien eu moi-même."
    (p°198 chez Bourgois, 2003)
(il s'agit d'une madame dans le livre, pas de la petite de 12 ans, hein) Mais bon, elle aurait pu tomber sur ça :
    "Je répondis quelque chose d’idiot, et puis elle commença à vomir [...] J’étais gêné par l’odeur, mais je me penchai sur elle et je l’embrassai. Elle me serra violemment contre elle en me murmurant des choses sans suite. Je n’avais pas de veine, avec cette fille. Toujours malade, qu’elle ait trop bu ou trop baisé"
    (pp°164-165)

Sans rien dévoiler, je dois bien dire que certains passages m'ont émoustillée, et que j'avais l'impression que c'était mal.
Un peu comme quand je lis quelques passages de La philosophie dans le boudoir* de Sade. Sauf que lui, c'est plus un cours d'anatomie... mais quand même... t'as jamais regardé des mots pas jolis jolis dans le dictionnnaire, toi, quand tu te poilais ?
Et là, je me dis que j'ai bien fait de ne pas donner l'adresse de mon blog à mes parents :
    Eugénie : Ah ! ma chère. C'est délicieux, c'est une sensation impossible à peindre ; il me serait bien difficile de dire laquelle de vos deux langues me plonge mieux dans le délire
    Dolmancé : Par l'attitude où je me place, mon vit est très près de vos mains, madame, daignez le branler je vous prie, pendant que je suce ce cul divin [...].
    (p°40 chez Gallimard, en Folio 2€, 1998)

Tiens, t'es revenu ? Oh...

Pour finir, j'voulais te prévenir : il existe des versions édulcorées du bouquin de Vian, et c'est merdique. Je suis notamment tombée sur le J'irai cracher sur vos tombes de Françoise d'Eaubonne, "d'après les travaux cinématographiques de Boris Vian et Jacques Dopagne". Quand on sait que Vian est mort durant la projection de l'adaptation ciné qu'il désapprouvait, et que le "d'après" signifie "radicalement pas pareil du tout"... je dis "ouhhhhhh Françoise, bah, pas belle, va-t'en !"



Et maintenant, les commentaires





Le p'tit bleu de Ataraxie...

Je retiens de tout ça que tu n'as rien lu d'Obispo.
C'est très courageux.




Le p'tit bleu de La gReLuChe...

Un homme dans le désert de mes mots,
et quel homme !
Merci :)

(et çui qui dit qu'on remercie pas pour les commentaires, je chante "Lucie" à tue-tête et au sens propre, okay ?!)




Le p'tit bleu de a n g e l...

je devais avoir 16 ans quand j'ai lu le vian et l'hemingway, le premier m'a achement plus marqué que le second

j'aime bien tes critiques
et j'ai tout lu


(je commente en petite culotte, je suis chez moi)




Le p'tit bleu de Cléo...

Le Soleil se lève aussi est une pure merveille, lorque je l'ai lu je me suis dit que c'était pas juste qu'il ait eu l'idée avant moi ce saligaud d'Ernie! D'ailleurs je l'ai préféré au l'Adieux aux Armes, et à Pour qui sonne le Glas, même si ces deux là valent aussi le détour! (Je n'ai pas souligné les titres mais là, j'ai vraiment la flemme de chercher comment on fait).




Le p'tit bleu de La gReLuChe...

Angel > J'espère qu'il n'y a pas de lien entre l'âge de tes lectures et ta petite tenue, sinon je crois bien que la p'tite de 12 ans va finir à poil dans quelques années... :p

Cléo > Je ferai certainement ce détour, mais pas tout de suite si j'y arrive : j'voudrais pas courir le risque d'être gavée d'Hemingway !
(et le soulignage n'est pas possible - enfin si, mais il doit falloir être niveau bidouille +4)




Le p'tit bleu de Izard...

Pour le pervers venu sur ce blog et cet article à cause de "culotte" sous Google, je conseille l'article "Stringimi forte".

Pour la jeune fille de 12 ans, pas d'inquiétude, la 3ième arrive, et en général on y trouve des livres un peu plus osé que "L'Ane Culotte", il me semble (tout le monde a vu que mes citations restent dans le champ lexical qui va bien ?).

A propos de lecture marquante, je me souviens d'avoir lu "Justine ou les malheurs de la vertu" (Sade), qui m'a moins impressionné au final que ma lecture précédante, "La Religieuse" de Diderot. "La Philosophie dans le boudoir", c'est comment par rapport à "Justine" ?

"t'as jamais regardé des mots pas jolis jolis dans le dictionnnaire, toi, quand tu te poilais ? " ... Vraiment ? :) On n'a pas gardé les cochons bretons ensemble, alors tu me parles meilleur, silteplé !

Souligner un mot dans les commentaires du Blog de la Greluche se fait avec le tag "<A>" tout seul.




Le p'tit bleu de La gReLuChe...

Ouh la, mais je s'rais pas en train d'me faire déposséder d'mon blog ?

Merci Izard pour le souligné, mais c'est pas possible sans faire un lien sans lien ?

Alors, j'ai pas lu Justine trululu sans doute par pure pruderie puritaine pruritique : je n'ai jamais été au rayon Sade. Pour la Philo gnagnagna, j'suis tombée dessus par hasard (au rayon Folio 2€).
Si je tombe sur Justine, je lui demande pardon et je te tiens au courant :)

La Religieuse non plus, pas lu (j'suis pas une littéraire, on va dire, comme si ça excusait), mais j'ai entendu une émission assez intéressante sur le scandale que son adaptation cinématographique a soulevé, direction censure.

Voilà, un commentaire pour te dire que j'peux pas faire de commentaire :)


18 avril 2006

Singer

[article original ici, avec les commentaires]

Premier come back, j’espère qu’il se passera aussi bien que celui d’Indra.

http://www.psp.it/images/psp_ape_academy.jpgBah ouais, quoi, être une célébrité inaperçue, c’est pas facile tous les jours, des fois, pour s’en sortir, on est même obligé de faire le guignol dans la jungle.
Si on gagne, ‘y a des chances qu’on nous offre l’opportunité de rejoindre le clan des anonymes en enregistrant un single “dur dur d’être inconnu”, à condition de pas finir ex-aequo : c’est facile d’être des cons nus.

Comme tu peux le constater, j'suis pas allée en cure de blague. Non, j'ai fait la tournée des vieux. Petit arrière-goût :
  • Germaine, 92 ans, aimerait bien divorcer de son mari, qui va sur ses 101 ans : “Jeudi, v’là t’y pas qu’il m’a encore fait une crise de démence sénile, j’lui avais planqué sa deuxième tablette de chocolat, ça l’a mis tout rouge, il a pris son couteau et se l’est planté dans la main.”.
    Quand j'suis partie, il m’a dit “Au revoir, coquine”.

  • Chez Madame Moine, 96 ans, j’ai pas pu. Non, cette fois-ci, j’ai pas pu boire le verre d’eau qu’elle me tendait, rempli depuis la carafe en verre, là, posée sur la table depuis 1917, jamais rincée, rayée marron des différents niveaux d’eau ayant croupi durant toutes ces années. “Je la lave jamais, l’eau, c’est propre, z’êtes pas d’accord ma p’tite Lucette ?” (je ne m’appelle pas Lucette)

  • Madame Hélène, elle, ça va pas mal. J’aime bien discuter avec elle, elle a toute sa tête, presque toutes ses oreilles, et surtout, elle rigole à mes blagues : “Alors vous avez 100 ans pile-poil au bras ?
    J’ai failli la tuer.


Dans la famille, ‘faut faire gaffe, on est dangereux.

http://users.telenet.be/Besthumorsite/PhotogalleryXV/images/strange%20ape.jpgCe matin, j’ai été réveillée par des coups de feu. C’était Bon-Pap qui dégommait les corneilles à la carabine.
Cet après-midi, il était plus calme, il a abattu deux peupliers. Moi j’dis, quitte à se servir de la tronçonneuse, autant qu’ce soit pour abattre un arbre.


<- C'est pas à un vieux singe qu'on apprend à faire la grimace, même s'il se met le doigt dans l'oeil


Mais si j’étais Bonne-Maman, au lieu de m’échiner du matin au soir à faire de bons petits platsla bouffe dégueulasse”, j’prendrais quelques vacances.
Hier, Bonne-Maman a fait une grosse connerie : comme Bon-Pap’ le lui avait demandé (pas de faire une grosse connerie), elle a lavé les bocaux vides de confiture Bonne-Maman, évidemment. Elle a enlevé les couvercles, et plongé le tout dans l’eau bouillante. Quand Bon Pap a vu ça, il a hurlé : “‘fallait pas les mélanger ! Maintenant, comment on saura lesquels ont un couvercle bleu et lesquels ont un couvercle rouge ?!
Mon grand-père n’est pas bête, mais des fois, il a 4 ans.

Comme Clara, ma cousine (qui va bientôt être traumatisée par la nouvelle campagne de la prévention routière, déjà parce qu’ils vont plus prévenir qu’ils préviennent les accidents, ça va passer à la pub, bim dans tes yeux, et aussi parce que le monsieur qui se fait faucher est le papa d’une petite Clara, à l’arrière).

http://i23.ebayimg.com/02/i/05/49/be/1d_1_b.JPGEnfin je sais pas si c’est Bon-Pap qui a 4 ans ou Clara qui en a 83.
Par exemple, dimanche, le téléphone sonne, Clara se précipite, écartant de son passage sa petite soeur d’un subtile coup de coude bien placé, et décroche :
    "Allô, c'est qui ?
    - Bonjour, c'est Martine Perq
    - quoi ?
    - Martine Perq
    - Tu peux répéter, je capte pas bien
    - Martine Perq, tu veux bien aller chercher ton grand-père ?
    - Oh bah si tu crois qu'il a que ça à faire !
    "
J’étais tellement surprise que j’ai pas pu l’empêcher de raccrocher... Martine, t’es pas vexée, dis ?

Mais Bon-Pap, en vrai je l’aime bien. Même si parfois, il arrive à m’énerver presque autant que la pub du 118 218. Et puis il le sait qu’il n’est pas toujours facile à vivre. D’ailleurs, samedi soir, il est allé à la veillée pascale, j’pense que c’était pour régler un p’tit problème de conscience. Ou alors pour montrer à tous les habitants des patelins alentours qu’il n’était pas mort comme Christophe l’avait entendu dire au tabac la semaine dernière. Moi, j’ai résisté à la tentation des Pères Verts (véridique), et j’ai bien fait : la messe a duré deux heures !

http://www.flummel.com/images/1949singer.jpgEt voilà, je suis rentrée, j’en avais pas envie, j’ai toujours le cafard quand je quitte un endroit, même si c’est pour aller vers quelque chose de tout aussi agréable.
J’ai failli rater mon train, comme d’habitude, mais Bonne-Maman elle aime bien être en retard : ça lui donne l’occasion de rouler à toute berzingue, “j’aurais voulu être pilote de course, c’est pour ça que ton grand-père n’a jamais voulu m’acheter une voiture puissante”.

J'espère qu'elle finira pas par vouloir en découdre... (it's a fantastic joke, isn't it ?)



Et maintenant, les commentaires






Le p'tit bleu de David...

"Bim" ?




Le p'tit bleu de La gReLuChe...

C'qui est bien avec un commentaire comme ça, c'est qu'on peut le comprendre comme on veut.
Ou pas le comprendre du tout.
Ou avoir peur de comprendre.

Un-autre ! Un-autre ! Alleeeez !




Le p'tit bleu de David...

Qu'est-ce que tu as compris toi ?




Le p'tit bleu de La gReLuChe...

"David" et "bim" ça fait PiPoP, ça me chamboule.
Voilà.
J'espère que t'as rien compris :)




Le p'tit bleu de david...

Pipooop, Pipooop :)

Tiens, ça c'est pas mal pour trouver des chansons sans pirater...

http://www.radioblogclub.com/
-> cadre radioblog search




Le p'tit bleu de La gReLuChe...

:)

Tu lis dans mes pensées, j'avais déjà fait un tour sur ce site, à défaut de réussir à installer la zanorg radio de kek...

On verra plus tard : mon blog est tout bancal de partout %)




Le p'tit bleu de david...

Et tu n'as toujours pas réussi ?

http://forums.radioblogclub.com/viewtopic.php?p=26986#26986




Le p'tit bleu de La gReLuChe...

Oh mais qui dit greluche dit greluche !
(j'ai pas essayé radioblog, que zanorg radio)




Le p'tit bleu de Izard...

Comment veux-tu qu'on laisse des commentaires si tu nous agresses !

Retourne en vacances, vilaine (et pas coquine).

PS. J'espère que t'as changé tous les noms.
PPS. J'espère que t'en rajoutes, aussi.
PPPS. Et si tu n'as même pas réussi ton train, peut-on considérer que c'était des vacances ratées ?




Le p'tit bleu de La gReLuChe...

Alors c'est vrai, je suis agressive ?
(S'il te plaît, dis-moi si je t'ai blessé, et à quel moment, je ferai gaffe la prochaine fois : par écrit, c'est pas toujours facile de faire passer le second degré...)

PS : tous les noms sont vrais, mais vous n'saurez jamais où se situe l'action, eh eh. Ah Sauf Martine, j'ai pas retenu son nom, et là, je l'aurais pas mis...
PPS : je n'en ai pas rajouté une goutte (sinon, c'est pas drôle)
PPS : les vacances idéales, un p'tit coin d'paradis :) (la prochaine fois, je ferai exprès d'être en retard pour que Bonne-Maman puisse se faire plaisir )


Je vous aime tous fort fort fort.
(sauf ceux que j'connais pas :p )




Le p'tit bleu de Izard...

Pas d'inquiétude pour la vexation, 'y en a pas.

[Et pis tu peux pas nous faire vraiment mal : t'es qu'un blog, t'existe pas vraiment ? Si ?!? Mince... ma métaphysique s'effondre tout s'un coup, là.]


11 avril 2006

Je m'en vais

[article original ici, avec les commentaires]


Sur un air de Miossec si ça te fait pleurer,



ou de Cali si t'es bien content, tiens.


Et c'est pas une raison pour faire des bêtises...



Et maintenant, les commentaires





Le p'tit bleu de a n g e l...

du moment que tu reviens, tu peux bien te casser en silence

^^




Le p'tit bleu de Izard...

Cool, on va pouvoir regarder des skyblogs jusqu'à pas d'heure, inviter des potes pour se faire l'intégrale de Steven Seagal quand il sauve à lui tout seul un porte-avion des mains de terribles terroristes (vous saviez qu'il joue le rôle du cuisto, quand même ? Quand on me l'a dit, j'ai vraiment cru que l'on se foutait de moi, une habitude que mes amis ne veulent pas perdre) et aller taguer le Champo.

J'ai rien oublié ?

A bientôt, "La Parisienne"...


P.S. Tu reviens quand ? Que l'on sache quand ranger :)




Le p'tit bleu de Bruno Coquatrix...

Steven Seagal est à l'Olympia. Il mérite le respect.


10 avril 2006

En attendant l'verre d'eau

[article original ici, avec les commentaires]

Cet hiver a été riche de pertes matérielles, objets peut-être trouvés, mais comme je le disais précédemment, pour le savoir, il faut aller tout là-bas, rue des Morillons, “Le 89 vous y dépose”. C’est joli, “rue des Morillons", ça fait un mix entre les morilles et les durillons. Des pieds comme ça avec des champignons, c’est moyen mignon, en fait.

Une fois descendu du bus, on rentre dans le square, pour en ressortir parce que c’est pas là les Objets trouvés, c’est à côté, où ‘y a des tessieurs avec casquette qui sont là exprès pour que les gens perdus se retrouvent. ‘Paraît qu’y en a un qui s’appelle Jacques Pradel, ou Patrick Sabatier, je sais plus. Des fois, ils font rien, ils ont du temps à perdre et n’ont pas l’air d’avoir envie de le chercher, alors on a envie de faire comme si on s’était perdu, c’est pour ça, votresieur, on est là, on voudrait aller au bureau des Objets trouvés, voir si j’y suis. Pas fastoche de s’y retrouver, heureusement, ils connaissent super bien le chemin, difficile de se perdre en route : l’escalier à droite, deuxième étage.

Au deuxième étage, un truc mnémotechnique, c’est la deuxième étape qui commence, l’étape à cent balles et un mars, ‘y a d’ailleurs un distributeur judicieusement placé pour appâter et arnaquer le peloton de cette longue étape.
Là, c’est pas le poinçonneur des Lilas, c’est la très silencieuse des Morillons, la dame affectée au poste de distribution et récupération des p’tites fiches, en silence, parce que ‘y a du monde qu’attend, et le monde qu’attend, c’est comme s’il était éteint, il est en veille, voire il sommeille. ‘Faudrait pas le réveiller, il pourrait se mettre à râler, des fois qu’il trouve qu’on se fiche du monde.
Quand on arrive, tout le monde se retourne parce qu’en voulant aider la porte à se refermer un peu plus vite qu’à un rythme administratif, on a réussi à la claquer. Alors on fait un sourire, ce qui ne dispense pas d’avoir l’air con, mais un con souriant, c’est mieux. Je trouve.

Pis on comprend immédiatement qu’on est - par l’acte d’être entré, d’avoir passé cette porte - dans la queue. Dans la queue pour avoir sa p’tite fiche. Ou ses p’tites fiches pour les plus téméraires tête-en-l’air. Oui, parce que c’est une p’tite fiche par objet perdu. Donc si on a perdu sa paire de gants verts dans le métro, sa paire de gants rose dans le métro, son parapluie bleu dans une cabine téléphonique, son parapluie rouge dans son chariot de courses, son sac de tissus à la caisse du magasin où on venait de les acheter et son livre dans le bus, on devrait demander six p’tites fiches.
Je dis “on devrait” parce qu’on n’ose pas si on n’est pas téméraire. Une fois, on avait demandé trois p’tites fiches pour son portable posé sur un rebord de fenêtre, son porte-monnaie tombé par terre à la station Notre-Dame-des-Champs (un bon perdeur est un être organisé, mais ça n’a rien à voir avec la biologie ou avec la philosophie : il sait où il perd) et sa tourniquette pour faire la vinaigrette quelque part dans une chanson, et la dame, elle nous a regardé, d’un air de dire “Dame ! Vous vous croyez aux objets trouvés ma parole ?!”, mais elle l’a pas dit parce qu’elle voulait pas réveiller les gens en veille, potentiels révolutionnaires militants anti-truc du moment.

Une fois qu’on a ses p’tites fiches, on entre dans la phase remplissage. Le bon perdeur, toujours aussi bien organisé - et habitué des lieux - a pensé à tout, à savoir à prendre son bic.
Ici, le lecteur, tenu en haleine, est prié d’aller se brosser les dents, ou de prendre un Freedent, comme le recommande l’Union Française pour la Santé Bucco-Dentaire et le Club Inter-régional des Sans Amis fondé par Emile.
A moins qu’il n’ait perdu son bic en route, ce qui serait dommage - il se verrait contraint d’aller refaire la queue pour avoir une p’tite fiche supplémentaire - le bon perdeur se retrouve avec une longueur d’avance par rapport au touriste de la perte qui lui, doit faire la queue, une autre, une queue à la queue leu leu, pour récupérer un stylo et remplir la p’tite fiche.

Ensuite, il faut la rendre, cette p’tite fiche, et ce n’est pas une mince affaire, ‘y en a même une grosse à pas faire : aller directement au comptoir de la silencieuse des Morillons et lui dire “excusez-moi, c’est juste pour vous remettre ma p’tite fiche”, non parce qu’on risquerait de la déranger la dame des p’tites fiches qu’en a rien à fiche de vous, vous voyez pas qu’elle est occupée à donner des p’tites fiches ou quoi ?
Comme elle resterait toujours aussi silencieuse que le Roi du Silence, elle dirait rien, elle nous ignorerait, elle nous oublierait presque, et on comprendrait que là, on perd du temps, que çui-là, on n’est pas près de le retrouver (on va encore pas faire la queue pour avoir une autre p’tite fiche) et qu’il vaut mieux aller directement refaire la queue pour lui remettre la p’tite fiche. Cette queue-là, elle est pas marrante à faire (les deux d’avant, qu’est-ce qu’on avait rigolé !) parce que tout le monde nous a entendu quand on a demandé à rendre sa p’tite fiche directement. On est fiché comme grugeur en puissance. Alors ça s’méfie, ça nous regarde de travers, ça donne envie de partir. Mais ce serait dommage de partir à ce stade de foot (pardon).

Au bout d’un temps indéterminé, on se retrouve en veille, assis sur un banc, on attend qu’on nous appelle. Des fois, on attend notre numéro, mais souvent, la machine à numéros déconne, et donc non, les numéros sont annulés. C’est terrible dans ce cas, on sait pas du tout c’est quand que c'est not' tour. Surtout que le sonsieur, là-bas, il vient de s’entendre dire que sa p’tite fiche est mal remplie, qu’il faut en remplir une autre.

Ah ça y est, c’est notre tour. On se lève, on est un peu le vainqueur du moment, là, celui sur qui tous les regards sont braqués... des regards d’envie, ou carrément braqueurs. Le notresieur du guichet, il a disparu. On se demande si ce serait pas la pause café comme de par hasard, mais il revient, et on se met trois claques et un doigt dans l’oeil pour se punir de cette mauvaise pensée.
Notre sieur regarde notre p’tite fiche, voire les nôtres, et il peut arriver qu’il ne fasse pas de remarque désagréable. Ou alors si, il dit bien fort qu’on n'est vraiment pas doué, lui, il s’en fiche que ça réveille les veilleurs : il a sa p’tite séparation en plexiglas-tout-reste-intact.

On le voit disparaître derrière le rideau, là-bas, où tout ce qui a été retrouvé attend sagement dans la limite du temps déterminé par sa valeur estimée. Le rideau, il nous fait penser qu’on aimerait bien avoir un p’tit verre d’eau, depuis l’temps qu’on attend, si près des retrouvailles. Ou pas. Du coup, l’esprit tendu par la soif, on a le regard rivé sur l’ouverture du rideau, et on devine que vu la taille des étagères, ce serait dommage d’avoir perdu son buffet, ‘y aurait pas de place pour le retrouver.

Enfin, selon la valeur de ce qui a été perdu et le hasard que ce qui est trouvé soit rapporté, l’issue est tragique ou merveilleuse.
Ou moit’-moit’.
On peut par exemple retrouver son si joli porte-monnaie avec ses 12€53 à l’intérieur, mais pas son livre customisé avec des coignures et des griffonnages. On se retrouve content mais un peu triste. On repense à son livre, et on va en parler sur son blog, on se souvient que c’était un chic livre.

(écrit en toute mauvaise foi)




Et maintenant, les commentaires





Le p'tit bleu de a n g e l...

quel texte sublime!

il est tout à fait possible que je revienne ici, sauf si je me perds, bien sûr ^^




Le p'tit bleu de Izard...

[Purée, il va falloir combien de temps avant de savoir de quel livre il s'agit ?! ]

Bon, à part cela, c'est marrant comme histoire. A vrai dire, je n'avais jamais imaginé comment cela se passait quand on allait aux objets trouvés chercher son bien.
Cela dit, pour être une blogueuse vraiment consciencieuse, il faudrait que tu ailles voir ce que cela donne quand on va déposer un objet trouvé. Si 'y a une p'tite fiche (TM) à remplir, 'faut pas trop s'étonner si on n'y trouve pas de livre customisé...

Enfin, "Et tout reste intatc", c'est pas Plexiglas, mais c'est quoi ?



P.S. 'y a un p'tit air de Christian Sorg dans ce texte. Avec des jeux de mots à deux balles en plus, bien sûr. Non ?




Le p'tit bleu de La gReLuChe...

Angel > Merci super Maman ! (si tu te perds, je te retrouverai, niak niak niak >)

Izard > - Sûr que ça donne pas envie d'être "inventeur" !
- J'avoue, je me suis vulgairement inspirée de "Tetra Brick de Tetra Pack, tout reste intact".
- La hooonte ! J'connais pas ce grand écrivain à qui tu me compares, Christian Sorg. Recherche TGV, ah, il travaille à Télérama. Bon, à l'occasion, je le lirai.
J'aurais quand même préféré être comparée à Schopenhauer plutôt.
La prochaine fois sans doute :D




Le p'tit bleu de Izard...

Christian Sorg travaille à telerama ? J'en ai un exemplaire sous la main, et pas trace de lui !

(oui je sais, je suis de ces gens un peu vieux jeu qui aiment les exemplaires papiers, notamment pour les programmes TV - et comme diraient certains, vue la qualité de la programmation, du papier semble assez utile a priori).




Le p'tit bleu de Izard...

Ah ! Longue recherche sur le Net à l'appui (long=plus de 15mn), effectivement, le Christian Sorg en question est chroniqueur à Telerama (il y a même une adresse électronique).

Sinon, il participe bcp à l'édition de bouquins sur la photographie, allant jusqu'à illustrer des photos de ses textes. Mais c'est moins prestigieux que Teleram, quand même.

Sauf que dans le mien, de Sorg il n'y a point.


06 avril 2006

Put your hands up in the air

[article original ici, avec les commentaires]

J'viens de recevoir un coup d'fil de Maman : "Ma chérie, il ne faut plus mettre de déodorant, c'est cancérigène".

Bon, déjà, moi, le déo, c'est pas hyper efficace.

Question cornélienne, donc :
    Mieux vaut-il arrêter le déo, diminuer sérieusement mes chances de trouver un p'tit chéri mais avoir une longue vie,
    ou peut-être tomber en amour et mourir prématurément (t'façons, la mort, c'est toujours prématuré) ?


Gloria in Excelsis Deo ?

Wouoh !
J'fume pas, j'bois pas, faudrait voir à pas m'dire d'arrêter le déo.
Le déo, j'suis accro.

(le dis pas à Maman, elle en dormirait pas :/ )



Et maintenant, les commentaires





Le p'tit bleu de izard...

joli, le gloria lego.

Ah, la bonne odeur de déo dans métros bondés au mois de juin quand les beaux-jours reviennent mais que les grandes vacances n'ont pas encore dépeuplé nos villes ! C'est un peu de cette magie que l'on retrouve dans ton post : tu es la Delerm féminine de blogosphère (Delerm père, le grand poète épique, pas le joyeux fiston chanteur)




Le p'tit bleu de Stéfanie...

Je ne savais pas que KTO sponsorisait les Playmobil Crucifixion ! Et concernant le choix de l'illustre, tu veux dire qu'au moins d'écarter les bras Playmobil Jésus ne portait pas de déo ?




Le p'tit bleu de Stéfanie...

Qu'au moment d'écarter pas qu'u moins d'écarter qui ne veut ab-so-lu-ment rien dire si ce n'est que j'ai 20,458 doigts pour taper sur le clavier...




Le p'tit bleu de La gReLuChe...

Je voulais probablement suggérer que c'est pour la gloire du Deo que Jesus a mis son bel Ego sur la croix.

Christ sur la croix
Christian Lacroix
Mon Dieu !
Je...


04 avril 2006

Lion passé à l'Ajax

[article original ici, avec les commentaires]

Toujours avec le souci d'étaler ma culture sur mon blog à tartiner, j'avais prévu pour ce soir de te parler du livre que je viens de finir, citations à l'appui, du grand travail quoi.
Mais le p'tit Jésus (tu peux choisir un autre prophète si tu veux) m'a punie.

21h10 : "Buuuuut de Milan ! Ouverture du score à la 28ème minute : l'erreur a été fatale aux Lyonnais"

Il a tout compris Jés', c'est pas bien de faire sa crâneuse sur Internet. Déjà il y a une quinzaine d'années, il m'avait bien cernée : dire à ma p'tite soeur de 3 ans que son hamster (à gauche, en plus gros et avec des yeux rouges Gemey) était moche, c'était mal.

Résultat : je retrouvai Amsterdam (mon magnifique hamster femelle, à peu près comme à droite) en pelote le lendemain.
Le p'tit Jésus avait une haleine de Sheba - message d'amour, certes, mais plus sado que maso dans la pratique.

Pour m'empêcher de mener à mal mon projet narcissique, tu sais comment qu'il s'y est pris le mec ? Il m'a fait oublier mon bouquin dans l'bus.

21h15 :"But de Lyon ! Magnifique coup de pied arrêté qui remet Lyon dans la course. On a fini par la mettre."

Oh ziva, j'suis cassée en deux.
Tout ça parce que je discutais avec une mémé - enfin, j'étais contrainte d'écouter une vieille dame qui, en me voyant, a dû se dire "Tiens, une p'tite jeune, je vais lui expliquer la vie, moi, à celle-là" et qui y est allée de son refrain "Les jeunes n'ont de cesse de brandir et de réclamer des droits, si c'est pas malheureux, depuis qu'il n'y a plus d'instruction civique, on dirait que personne ne leur dit qu'ils ont aussi des devoirs ! Ah non, mais ça, les devoirs, ils ne connaissent pas, c'est un monde !".
Alors moi, comme elle me saoulait à fond les manettes (comme dirait Jack Lang), que je venais de passer la journée à écouter tout le monde, tout le temps, j'lui ai dit : "Mais justement, ils ont trop de devoirs à faire après l'école les gosses, forcément, ça fait des révoltés".
Elle a compris la vieille, elle a rigolé, et je me suis barrée.
Et j'ai oublié mon livre.

Donc ce soir, pas de confiture.
Quand j'aurai envie de passer trois plombes à attendre aux Objets Trouvés, promis, je la balance cette note. Même si on s'en tape les roubignolles, comme dirait Bon Pap', et il aurait bien raison (mais c'est pas très poli).

Cependant, ce soir, j'écoute Europe Sport sur Europe 1 - la seule émission de la station que je peux écouter sans trop m'énerver.

"Lyon tient en échec les Milanais avec 1 à 0 puisque les buts à l'extérieur comptent double".

Et ça me fait penser qu'il y a une question qui ne me quitte pas : pourquoi la Serbie-Monténégro était dans un chapeau à part lors du tirage au sort du premier tour de la Coupe du Monde 2006, hein ? (entre le 2ème et le 3ème chapeau, à ma souvenance)
Pourquoi ?!
Personne n'a été foutu de me répondre, depuis l'temps. Et moi, j'ai rien trouvé sur Internet.

J'ai juste appris, la semaine dernière, en faisant mes devoirs de CM2, que les deux capitales de cet Etat fédéral sont Belgrade et Podgorica. J'ai eu 20/20 à l'interro d'hier, par l'intermédiaire de la petite à qui je bourre le cerveau moyennant finances. Merci, merci :)

22h30 : "C'est pas possible, c'est pas possible ! Le deuxième but milanais, c'est un incroyable coup de billard ! C'est pas possiiiible !"

Non mais oh ! C'est possible de poster ?
Alors 22h34 : "Troisième buuut ! Cette fois, c'est terminé pour Lyon."



Et maintenant, les commentaires





Le p'tit bleu de Izard...

[C'est marrant, je m'attendais à ce que faire le premier commentaire, ce soit plus grisant que cela]

Si tu nous donnes le nom du bouquin, on peut se cotiser, nous autres lecteurs assidus, pour t'en trouver un exemplaire.

On pourrait même faire cela à la book-crossing !

0406-02




Le p'tit bleu de Jacques...

Je crois que le jeu de mots Lyon/Lion est interdit. Il me semble en tout cas.
Et Madrid aurait dû remporter les JO de 2012. Ca je sais pourquoi et personne n'en parle.

0406-03
02:23




Le p'tit bleu de La gReLuChe...

Izard > C'est MON livre, avec MES pliures de coins du bas pour les fautes et les coquilles, et de coins en haut pour les passages remarquables, MES griffonages, MES empreintes, MON odeur, tout moi, quoi.
(sinon, il doit côuter 3€ à tout casser, il est chez les enfants que je garde, et dans toutes les bibliothèques...)

Jacques > Pour Madrid, tu parles sérieusement du trompage de bouton lors du vote de l'avant-dernier tour du scrutin ?

En tout cas, 'y en a pas un ici qui m'répond pour la Serbie-Monténégro. On fait plus les malins, hein !




Le p'tit bleu de izard...

Désolé, c'est du sport-spectacle, donc je n'y connais rien.

Déjà la pratique du sport n'est pas un must chez moi, mais suivre les performances des autres, c'est au dessus de mes forces.

Du coup, je n'ai rien compris à ta remarque. Détaille toujours, mais je ne garantis rien.




Le p'tit bleu de Google...

"Dernier point, la Serbie-Monténégro. Ses points FIFA la place parmi les équipes les plus faibles de la zone Euro. Mais «pour éviter que trois équipes européennes ne se retrouvent dans le même groupe, nous avons mis la Serbie-Monténégro à part», ont expliqué les organisateurs du Mondial. Le pays est donc placé dans un chapeau provisoire (3 ou 4) qui lui sera définitivement attribué une fois le tirage effectué. La Serbie-Monténégro tombera donc automatiquement dans un groupe dont la tête de série ne sera pas européenne, soit le Brésil, l'Argentine ou le Mexique."

Et tac. 30s chrono pour trouver l'info.




Le p'tit bleu de En substance, l'invité de Pascal G....

"Le Dragon est la manifestation de l'ambisexualité de l'être humain, par sa gueule qui représente un vagin béant et denté, et par sa longue queue, symbole phallique".

Sinon, je prédis que la crise du CPE se résorbera avec le début de la coupe du monde. Mais comme le dit si bien Besancenot (orth?), "hasta la revolución sempre".




Le p'tit bleu de Anonymous...

Patrice, Patrice Gélinet. Pas Pascal. Non mais des fois...




Le p'tit bleu de La gReLuChe...

Google > Mea culpa, j'avais dû chercher sans mettre "Serbie-Montenegro" et "Coupe du Monde" dans ma recherche... Le soleil vient de se lever, j'vais chercher l'ami Ricoré.

L'autre (peut-être le même) > merci d'me raconter "2000 ans d'Histoire", en connaître la "substance" ne me donne plus envie d'écouter l'émission que je viens de podcaster >(

Ouais, je boude, tiens :p


02 avril 2006

gn

[article original ici, avec les commentaires]

Aujourd'hui, j'suis vraiment pas contente.
Pas du tout du tout.
Alors je balance tout c'qui m'énerve.
  1. Les gens qui rajoutent "juste" dans une proposition négative.
    La première fois que j'ai entendu ça, c'était dans la bouche d'une fille qui voulait faire hype (parce qu'elle dit "hype"), et qui faisait surtout superficielle. Tu peux juste pas t'imaginer.
    Après j'l'ai entendu à tout va dans les émissions de djeun's, où l'animateur doit être et est chébran.

    Attention, j'suis pas intolérante aux nouvelles expressions, hein, moi-même, je m'amuse à les utiliser, je joue avec.
    Mais je sais dire autrement.
    Si ce sont des expressions "décoratives" qui enrichissent la langue, pourquoi pas, mais trop souvent, ça l'appauvrit, et c'est vraiment dommage.

    Et la dernière fois, celle qui m'a énervée, c'était dans la bouche de Stéphane Bern, au Fou du Roi, il a dit "C'est juste pas possible". Hiiiiiiiiiiii, NON !!!
    Stéphane, tu baisses - dans mon estime.

    Je lance donc un appel à ingénieur : qui saurait mettre dans la tête de tout un chacun le Dictionnnaire Culturel d'Alain Rey (eh oui, exit Maître Capello) et le rendre immédiatement utilisable, dans la joie et la bonne humeur ?
    Ou mieux, toi, le publicitaire, lance une grande campagne à la iPod fahion il-me-le-faut : au prix de 230€, ce petit bijou d'étymologie attirera forcément les victimes de la surenchère du top style.
    Sauf qu'il ne rentre pas dans la catégorie nain-obèse "toujours plus petit, toujours plus rempli" :/ .

  2. Vendredi, j'suis allée acheter un grille-pain chez Darty. J'ai mis une heure et demi. Heure creuse, plus de vendeurs que de clients, idéal pour reluquer la vitrine du Juste Prix.
    J'ai une passion pour les cuisinières de luxe "comme hier avec la technologie d'aujourd'hui", les réfrigérateurs spécial canicule (tu peux dormir dedans), les fours d'angle super pratiques, les machines à repasser les chemises, résultat de ma première mini ménagère au Noël de mes 5 ans, sans doute.
    Pour enrichir mes potentiels sujets de conversation, j'suis aussi allée faire un tour au rayon salon et loisirs. Les tout p'tits baladeurs MP3, les mini appareils-photo numériques, les enceintes de toutes les couleurs, et les écrans plats géants.

    Et puis j'ai regardé la fin du journal télé. Je commençais de ce fait à sentir la colère gronder en moi, quand la pub est arrivée. Et ce fut l'écoeurement.
    Pas de la page publicitaire en elle-même : j'aime bien regarder les pubs, voir comment elles sont pensées. Mais UNE pub pour je ne sais plus quoi, tout ce que j'ai retenu, c'est qu'elle était sur fond de Rufus Wainwright, "The one you love".
    Naaaaaaaaan !
    Voilà, un artiste que j'aime, dont on ne me rebat pas les oreilles avec un seul et unique titre à la radio. Et voilà. Il va bientôt être intégré à la compil' "Les plus belles musiques de pub vol. 12". Screugneugneu.

    Alors tu vas p't'être me dire que justement, c'est bien, ça fait découvrir de chouettes artistes à la France qui oscille de Skyrock à Chérie FM, mais non, j't'ai dit, j'suis énervée. C'est forcémement nul.
    Le principe de diffuser pendant 3 mois le "dernier single" d'un artiste à la radio, puis idem avec le "second titre" de son album, et tout le monde l'adore, enfin, adore ces deux titres, ça me dégoûte. Du bourrage de cerveaux.
    Sur le Mouv', en ce moment, ils passent "le dernier tube des White Stripe", "My Doorbell". L'album "Get Behind Me Satan" est sorti l'année dernière ! Et ceux qui, comme moi, l'ont, vont finir par saturer d'un titre qu'ils appréciaient, tout ça parce qu'on ne passe que celui-ci en ce moment.

    Ah, et Europe 2 ou RTL 2, quand vous dites "Et maintenant, en exclusivité, une découverte Europe 2 / RTL 2 : le dernier gnagnagna de trululu", merci de tenir compte des "petites radios" comme Ouï fm ou des émissions comme "C'est Lenoir", "Ondes de choc" ou le classement des indés du Mouv', qui font réellement découvrir des artistes.
    Elles, au moins, prennent le risque de ne pas passer que du déjà entendu, sûr de pas déplaire, et ont le mérite de nous proposer des trucs bien, qui sortent des sentiers piétinés.

  3. Comme j'suis jamais contente, c'est pas parce que je râle contre la radio que je ne veux plus l'écouter.
    Et pourtant, je viens de passer un week-end d'initiation à Koh-Lanta (sans les caméras), ce qui m'aurait bien plu si ça avait été prévu, mais là, non.
    Au programme : garder les trois enfants que je baby-sitte régulièrement, de vendredi soir à dimanche soir non stop, chez des gens tout-à-fait civilisés. Week-end sympa en perspective, surtout que j'ai pu négocier mieux que les 150€ initialement proposés ("Je ne compte pas les heures où vous dormez, bien-sûr"... Bien-sûr).
    SAUF QUE.
    Sauf que le grand passe son bac blanc la semaine prochaine, et que les indications parentales étaient : pas de sortie, pas de télé, pas de radio, pas de musique, un week-end mo-na-cal. La punition, rien de tel pour travailler.
    Comme la confiance règne, tout a été soigneusement mis sous clef avant mon arrivée.
    Oui, tu as bien compris : un puni, tous punis.
    Quand je m'en suis rendu compte, il était encore temps d'appeler les parents, pas encore dans l'avion. Réaction à chaud :

      (rires de la mère)
      "Ah oui, tiens, j'avais pas pensé à vous ! (re-rires de la mère)
      - Donc il n'y a aucun moyen d'écouter Chirac à 20h ?
      - Non, non, on a vraiment tout bouclé
      - Mais je pourrais peut-être me connecter à Internet, j'ai mon ordi ?
      - Oui, mais il faudrait qu'on vous donne le code, donc non.
      - (à ce moment-là, j'ai eu de très mauvaises pensées) Ah.
      - Allez, bon week-end, hein ! (re-rires)"

    Au final, je me suis bien fait couillonner, si j'avais su, le prix, ç'aurait été trop élevé pour qu'ils acceptent, et j'aurais profité du soleil - pauvrement mais heureusement.
    Bouh :(

    C'est aussi la raison pour laquelle j'ai posté si tard l'article précédent (en mettant la date d'écriture).
Supercalifragilisticexpialidocious. Voilà, c'est passé :)



Et maintenant, les commentaires





Le p'tit bleu de Raph...

Alors le premier point, complètement d'accord. Ca et "c'est du lourd", ça a tendance à être juste énervant




Le p'tit bleu de La gReLuChe...

C'est ÉNORME !




Le p'tit bleu de izard...

Navré, le premier point, je ne l'ai pas assez rencontré. Cela dit, 'y a tellement d'expressions qui nous énervent (à tort ou à raison). Allez, je livre la mienne-à-moi-que-je-préfère-pour-être-la-pire-qui-m'énerve-le-plus : "au jour d'aujourd'hui". Et pas la peine de lutter, elle presque dans la bouche de Rey, maintenant.

Pour le second point, c'est pas une nouveauté que les radios font peu d'efforts. Cela dit, classer "Oui" dans les petites radios trop fortiches, c'est un peu limite quand même.

Pour le troisième point, je pense que tous les pères et toutes les mères de famille qui lisent ce blog (et ils sont nombreux, environ 53) pourront maintenant proposer à la Greluche qui en est la cause de garder leurs mioches. A condition de bien payer, on a compris. Hum, mais 150 euros, c'était pour un WE ? Samedi+Dimanche ? Une soirée, cela coûte combien ? Si l'accès au net est compris, les prix baisssent ? S'il y a une bonne cd-thèque ? Et y a-t-il des surcoûts en fonction de la programmation à Champo ("Ah, non, Monsieur X, ce soir, c'est Nuit Compte Double, car 'y a la Rose Pourpre du Caire au Champo")




Le p'tit bleu de La gReLuChe...

Nan, dis-moi pas qu'Alain Rey dit "au jour d'aujourd'hui", j'te croirais pas, non non.

Je maintiens pour Ouï, il y a 7-8 ans, c'est la seule radio qui passait Dionysos par exemple. A ma connaissance.

Sinon, pour mes tarifs, oui, je tiens compte de ce que ça me coûte, 3 (pré-)ados qui se frittent tout le temps, pas de soirée week-endistique (amis ou ciné, effectivement), et pas mes 3h de baby-sitting ailleurs le samedi, très très grassement payées (que je ferais gratos tellement j'aime ces p'tits choupinous-là)...

Pas de pitié pour ces parents, capables de me demander : "Dites-moi, comment se fait-il que la poire est dans la corbeille à pain depuis lundi ?" (et ils l'ont laissée au lieu de la ranger)... 'faudrait pas me prendre pour une poire non plus !




Le p'tit bleu de Pain d'épices...

Dis-donc, la photo sur ton blog en haut à gauche, ce ne serait pas Kath(a/e)rine Hepburn sans indiscrétions ? Sinon t'en as vu des films dis-donc... Un dictionnaire en vue ?




Le p'tit bleu de La gReLuChe...

Ouais, c'est bien Katharine Hepburn/Tracy Lord dans The Philadelphia Story/Indiscrétions :)

Sinon, nan, j'ai pas vu tant de films que ça, mais mon snobisme m'empêche d'aller voir les blockbusters d'aujourd'hui, alors je vois les autres...




Le p'tit bleu de Raph...

Couleur 3 passait Dionysos il y a dix ans :-)
(mais bon, depuis, ils on pris dix ans...)

Sinon, force est de constater que l'expression qui m'énerve, c'est force est de constater. Et péjorer, aussi




Le p'tit bleu de Izard...

Raph > Oui, "Force est de constater", elle bien pédante, cette petite-là (d'expression, je ne parle pas de l'auteur du blog).

0406-1




Le p'tit bleu de Anonymous...

"Cette espèce de film", pour les amateurs du Masque...




Le p'tit bleu de Raph...

y a aussi (je prends tes commentaires pour un forum si je veux) "vous n'êtes pas sans savoir", qui m'énerve deux fois plus quand je suis sans savoir, et "inutile de rappeler"




Le p'tit bleu de La gReLuChe...

Raph > Nan mais 'y a dix ans comme maintenant, Couleur 3 était assez difficile à capter de ma campagne loin de la Suisse, avec mon radio-réveil format A4... A ma connaissance :p
Et j't'en prie, fais comme chez toi, ça m'donnera moins de scrupules à bavasser sur bonpourtonpoil.ch :)

Izard > Mais si, je suis pédante ! Z'avez du mal à saisir on dirait.

Anonyme > Mais maintenant, ça devient une private joke dans l'émission... De la blague de haut vol, niveau mecs de 5ème ( 'sont pas aussi matures qu'les filles à c't'âge-là) :D




Le p'tit bleu de izard...

Bon, ben puisque c'est un forum ici, j'en profite pour recommander à Raph et à tous ceux qui n'habite pas trop loin de G'nève (la Suisse, c'est pas grand, mais quand même) d'aller à l'OMPI car au jour d'aujourd'hui, y' a vernissage de l'expo photo d'un gars qu'il est quand même doué pour les couleurs : Philippe Tarbouriech (l'invitation est ici).

Pour les pôv' nuls qui vivent loin du canton de Voltaire (ohhh), Flickr, c'est pas si mal : http://www.flickr.com/photos/phitar/




Le p'tit bleu de Par'...

Dictionnaire prend deux n et non trois.




Le p'tit bleu de La gReLuChe...

Pourquoi tant de haine ?
T'es bien sûr ?

(Jacques et Par', c'est du rigolo comme pseudo, ça, mais ça marche pas si on affiche la note seule, en cliquant sur l'heure de l'affranchissement en bas de note :/ )